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Patrick Cohen : "Là où Vincent Bolloré passe, le journalisme trépasse"
Publié le 1 octobre 2021 à 17:23
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Le chroniqueur de "C à vous" était l'invité du "Figaro Live" aujourdhui.
Patrick Cohen flingue les journalistes qui sont allés "prendre les baffes" chez Raoult

Le danger Bolloré. Invité aujourd'hui du "Figaro Live", Patrick Cohen n'a pas mâché ses mots sur l'homme d'affaires breton, dont la reprise en main récente d'Europe 1 a provoqué son départ de la station bleue en fin de saison dernière. Le chroniqueur de "C à vous" était aussi l'une des figures de la grève organisée par les salariés de la radio du groupe Lagardère.

"Oui. Vincent Bolloré fait peur. Là où il passe, le journalisme trépasse", a répondu en rigolant Patrick Cohen aux journalistes qui l'interrogeaient sur la crainte qu'inspire le patron de Vivendi. "Mon combat n'est pas là-dessus. (...) Avec le recul et six mois après, on peut considérer que l'inquiétude à Europe 1 était justifiée vu ce qu'il a été fait de cette antenne. Mon combat n'est pas idéologique là-dessus. Mon combat, c'est celui du journalisme. Je considère que dans cette époque et ce paysage médiatique, on a besoin de journalisme, de reportages, d'enquêtes, de connaissances, de faits et de vérification des faits", a complété l'animateur de "Rembob'INA" sur LCP.

"Des chaînes qui privilégient l'opinion, au détriment des faits"

Patrick Cohen a ensuite poursuivi : "Ce journalisme-là est en recul. Il a tendance à être en recul face à l'opinion et à des chaînes qui privilégient l'opinion, au détriment des faits et du journalisme. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas d'opinion. Il en faut. Mais à côté, si 'Le Figaro' se réduisait au 'Figaro Vox' (les pages 'Tribunes' du journal, ndlr), ce serait moins bien, moins intéressant. Les deux doivent exister", a estimé le journaliste. Et de conclure "Tous les mouvements capitalistiques qui tendent à réduire la place du journalisme me semblent très inquiétants. C'est ça qui a nourri notre inquiétude vis-à-vis de Bolloré et mon départ et ceux d'une centaine de salariés. C'est considérable".

Par Benjamin Meffre | Journaliste
Passionné par les médias, l’économie et la politique, Benjamin est rédacteur en chef de puremedias.com dont il a intégré la rédaction en 2013.
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