Teddy Riner, Adèle Exarchopoulos et lundi soir Paul Mirabel... À l'approche de la présidentielle, de nombreuses personnalités publiques sont de plus en plus sollicitées sur le débat politique et s'épanchent sur leurs convictions aux antipodes de celles défendues par le Rassemblement national. Invité de "Quotidien", le dernier nommé a ainsi pris position à faire barrage contre le parti de Marine Le Pen sans le nommer. "Je me sentirais mal de ne pas dire que je suis contre certains partis qui prônent la diversi… Pardon, la division et le non vivre ensemble", a voulu souligner l'humoriste tout en commettant un lapsus.
Cette séquence n'a pas échappé à Pascal Praud qui, dans sa revue de presse matinale, a souhaité se payer ces artistes qui fustigent l'idéologie prônée par le mouvement d'extrême droite. "C'est quelque chose que l'on va faire chaque matin parce que tous les jours vous allez avoir un artiste ou un second couteau qui expliquera sur l’antenne de “Quotidien”, sur l’antenne de France Inter, sur l’antenne du service public, qu’il faut ne pas voter pour le Rassemblement national", a expliqué le présentateur vedette de CNews, prêt à lancer un point quotidien sur le sujet. "Là, c'est le dénommé Paul Mirabel", a-t-il pris pour exemple, jugeant son passage dans le talk-show de TMC "contre-productif". "Je ne vais pas dire qu’il ne sait pas de quoi il parle mais il est quand même en difficultés pour le moins dans l’argumentation", note l'observateur attentif de cette mobilisation anti-RN.
Avant de lancer l'extrait en question, Pascal Praud s'est payé la tête de "ces gens-là qui ont des têtes comme des compteurs à gaz" en les comparant, avec nostalgie, à Jean-Paul Belmondo et Georges Brassens, "qui avaient dit qu’ils ne s’engag(ai)ent pas politiquement". "Ils sont persuadés qu’ils peuvent influencer la vie des Français", s'est-t-il moqué avant de lancer la vidéo en question. Puis, après sa diffusion, il a enchaîné en ricanant : "Tous les éléments de langage y sont. Ils ne sont pas malins, franchement. Je pense que c’est contre-productif".
Quelques jours auparavant, le chef de bande avait déjà profité de son édito pour reprocher à Teddy Riner ses propos sur la montée de l'extrême droite en France. Une déclaration qu'il avait jugé "convenue, attendue, vide d’argument". Le judoka lui avait répondu en défendant son droit à s’exprimer sur ce qui se passe dans son pays. "Cher Teddy Riner, Et si vous veniez sur notre plateau pour en parler ?", lui avait alors proposé la star de la chaîne d'info sur X. Sans retour à son invitation, il a opté pour une autre méthode avec cette promesse d'un rendez-vous "chaque matin".