Erreur d'inattention ou faute délibérée pour nuire à Anthony Bourbon ? Depuis plusieurs jours, un litige oppose l'investisseur de "Qui veut être mon associé ?" aux "Échos" et à son chef de service d'une rubrique, Yves Vilaginés, depuis que ce dernier a publié sur LinkedIn un document mentionnant l'adresse personnelle de l'entrepreneur. Furieux contre cette "mise en danger", ce dernier a alors contacté le journaliste, qui a retiré sa publication. L'hebdomadaire a également présenté "ses excuses les plus sincères" envers le concerné sur les réseaux sociaux, "regrettant profondément cette erreur" et ajoutant que des "mesures seront prises" pour que ce cas de figure ne se reproduise plus. Mais ce mea-culpa public ne s'est pas avéré suffisant pour Anthony Bourbon, qui en a remis une couche ce lundi.
"De nouveaux éléments accablants" l'ont incité à publier une nouvelle vidéo, au cours de laquelle il révèle de nouvelles informations sur cette affaire de divulgation des données personnelles. "On aurait pu penser que c'était une erreur d'inattention, mais en réalité il se trouve que ce journaliste avait publié un article sur les 'Échos' il y a quelques mois, évoquant les dangers quand les adresses des dirigeants étaient sur le web. Il a donc parfaitement conscience des risques qu'il me fait prendre au moment où il annonce mon adresse", souligne le fondateur de "Feed". "Et on parle pas de petits risques, on parle de kidnapping, de mort, de viol, de doigts coupés, d'extorsion de fond", ajoute-t-il au sujet des moeurs d'aujourd'hui.
"Dans le meilleur des cas, c'est une faute lourde qui est gravissime, et il faut la sanctionner. Dans le pire des cas, c'est une volonté délibérée de mettre ma vie et celle de ma famille en danger", juge le comparse de Kelly Massol, encore furibond. Or, pour lui, la seconde option est plus que plausible au vu des multiples "à charge" écrits par ce journaliste contre lui et l'émission de M6 dont il est l'un des visages phares. Anthony Bourbon déplore également l'absence d'excuses de l'homme qui tenterait de lui nuire, ainsi qu'un communiqué "fort" des "Échos". "Ils ont laissé un message sous mes réseaux sociaux mais qui est signé 'la rédaction'. Et dans ce message, le journal s'excuse des inquiétudes que ça a pu générer. C'est quasiment indécent d'utiliser ce mot", dénonce l'homme d'affaires, lequel souhaite des "sanctions pragmatiques".
Contactée par nos soins, la direction du magazine économique a réitéré son acte de contrition envers Anthony Bourbon. "La rédaction des Echos a présenté ses excuses les plus sincères directement auprès d'Anthony Bourbon et en réponse aux posts sur les réseaux sociaux. Ce qui a été publié est contraire à nos règles ainsi qu’à nos exigences déontologiques. Nous regrettons profondément cette erreur et les conséquences qu’elle pourrait entraîner sur la sécurité de Monsieur Bourbon. En effet, la sécurité et la vie privée des personnes mentionnées dans nos articles sont d’une importance capitale pour nous. Nous prenons ce sujet avec la plus grande gravité : des mesures ont été prises pour que cela ne puisse pas se reproduire", nous a-t-elle écrit dans un mail.
Elle a également livré une version des faits légèrement différente de celle de la vedette de "Qui veut être mon associé", dévoilant que leur journaliste avait rapidement envoyé un message d'excuse à l'intéressé après avoir lui-même supprimé son post. On pouvait y lire : "Je voulais vous assurer qu'à aucun moment je n'ai pensé à vous nuire. Dès que j'ai pris connaissance de votre message privé sur Linkedin, j'ai immédiatement supprimé l'adresse et vous en ai informé le plus rapidement (…) Je suis 100% d'accord avec vous sur l'anonymisation des documents publics des adresses personnelles. Et cet effacement devrait être, selon moi, effectué avant mise à disposition du public sur les registres. C'est donc avant le dépôt que les avocats ou les entrepreneurs doivent le faire eux même. Nous avons écrit sur ce sujet, j'ai moi même enquêté pour comprendre comment cela pouvait être réalisé, et, effectivement, le dispositif actuel n'est pas assez protecteur pour tous. Enfin, nous nous connaissons, nous avons été plusieurs fois en relation au fil des années (…) Je ne vous écris ces quelques lignes seulement pour souci d'apaisement, mais parce que je suis sincèrement de votre avis sur ce sujet".
Nos confrères ont ensuite rappelé que "Yves Vilaginés s’excuse à nouveau aujourd’hui, réitérant l’absence totale d’intention de nuire en ayant publié trop vite un document officiel déposé au greffe afin de répondre à des exigences de publicité sans anonymiser l’adresse".

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