Malgré la fin de la diffusion de "Qui veut être mon associé ?", Anthony Bourbon continue de faire l'actualité. L'un des investisseurs phares du programme de M6 a fait les choux gras de la presse en raison de sa condamnation pour contrefaçon avec l'une de ses marques "Feed". Une sanction que le business angel a relativisé dans une vidéo publiée sur Instagram, au cours de laquelle il s'en est pris aux médias pour leurs "gros titres putes à clics" et aux "rageux qui diffament". "Les gens sont là pour le sang, pour la haine, et ils ne veulent pas vous écouter, ne veulent pas de réponses pragmatiques", pestait l'entrepreneur, revenant point par point sur ce litige avec une entreprise américaine.
Plus d'une semaine après avoir livré sa version des faits sur ce "bad buzz", Anthony Bourbon ne décolère pas envers les journalistes, qui s'intéressent à son cas. La cheffe de rubrique "start-up" des "Échos" l'a en effet sollicité pour préparer un article concernant le déménagement de sa holding de France en Grèce. Le fondateur de "Blast" se plie à l'exercice de l'entretien, et explique notamment cette décision pour des raisons de sécurité, en référence à la vague d'enlèvements qui touche des investisseurs et influenceurs en cryptomonnaies depuis plus d'un an. Pas de problème jusque-là : l'article est publié et le concerné n'a rien à y redire.
Sauf, que dans le même temps, un autre journaliste de l'hebdomadaire économique, Yves Vilaginés, chef de service Entrepreneurs, publie sur LinkedIn un "article ultra-orienté", accompagné d'une capture d'un document en lien avec le transfert de la holding "sans masquer l'adresse" personnelle de l'homme d'affaires de 37 ans. "En toute détente", dénonce Anthony Bourbon sur ses réseaux sociaux, courroucé contre celui qui n'est pourtant "pas un perdreau de l'année". "Cette information n’a strictement aucun intérêt journalistique.
Elle n’apporte rien à la compréhension du sujet. C’est purement une faute professionnelle. Une atteinte à la vie privée. Du doxing (publication d’informations personnelles privées sans consentement)", accuse-t-il, estimant que l'homme en question avait commis cet acte pour "faire des clics". "Ce n’est plus du journalisme. C’est de la mise en danger. Pour mes proches et même mes voisins", se plaint le dirigeant.
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Anthony Bourbon a donc écrit à Yves Vilaginés pour se plaindre du risque engendré par l'exposition publique de cette information. "Il me répond, ne s'excuse pas, il dit 'vous avez raison, nous venons de republier le post LinkedIn en supprimant l'adresse'. Il ne s'excuse même pas. C'est exceptionnel, on est dans un monde de fou", poursuit-il, riant nerveusement face à la situation.
À la suite de son coup de gueule en vidéo, "Les Échos", via son compte officiel sur X, a présenté "ses excuses les plus sincères" envers l'entrepreneur. "Ce qui a été publié est contraire à nos règles ainsi qu’à nos exigences déontologiques. Nous précisons qu’il s’agissait d’un post publié sur une page personnelle et que la rédaction n’avait pas été informée de sa mise en ligne. Nous regrettons profondément cette erreur et les inquiétudes que cela a pu vous causer, ainsi qu’à vos proches. La sécurité et la vie privée des personnes mentionnées dans nos articles sont d’une importance capitale pour nous", assure le magazine, ajoutant que "des mesures seront prises" pour que ce cas de figure ne se reproduise plus.

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