Une séquence remplie d’émotions. Samedi 20 septembre dans “Quelle époque !”, Léa Salamé et sa bande, renforcée par l'arrivée d'Hugo Clément, accueillaient la journaliste Audrey Crespo-Mara, venue parler du documentaire consacré au regretté Thierry Ardisson, mais aussi le comédien Dany Boon, ou encore la chanteuse Zaz.
Au cours de l’émission, Léa Salamé a lancé à sa chroniqueuse Charlotte Dhenaux : “Vous êtes enceinte Charlotte… Félicitations !”. Ce à quoi cette dernière a répondu avec humour : “Ah la tuile ! Je me sentais un peu barbouillée ces derniers temps…”.
Face caméra, l’humoriste a poursuivi sur France 2 avec un poème : “Ah c'est ça en fait être enceinte, c'est comme sauter en parachute mais sans parachute. Il y a un côté super excitant. Tout le monde nous dit que c'est magnifique : “Tu vas voir, ça va te changer la vie”. Tu m'étonnes, vous n'avez pas idée de ce que je donnerais pour un morceau de brillat-savarin truffé avec un bon gros verre de pinard. Mais en même temps, c'est vrai que c'est pas grand-chose, 9 mois sans boire d'alcool. Et puis fabriquer la vie, c'est joli quand même, on porte l'avenir et aussi des bas de contention. On développe une prévenance infinie pour une personne qui n'existe pas encore. On se sent comme une louve invincible, rien ne peut nous arriver et puis dans un élan dichotomique inexplicable, on est englués dans une fragilité indicible”.
Sur le plateau du célèbre talk-show du samedi soir, Charlotte Dhenaux n’a pas manqué de surenchérir : “La grossesse, ça fait fait resortir les doutes et aussi les boutons d'acné. Mais on n'est pas malades, non. On n'est pas en sucre, on est en enceinte. Parce qu'on n'est pas qu'un ventre non plus. On continue d'exister et d'avoir une place dans cette société… Et puis on subit parfois des injonctions culpabilisantes autour du congé mat’ ou des conseils avisés de gens qu'on connaît à peine : “Fais attention quand même à ton âge, c'est vrai que c'est grossesse gériatrique”. Moi, je t'emmerde”.
L’artiste qui s’est initiée au théâtre aux cours Valmont puis au cours Florent a continué son texte plein de justesse sur la maternité, loin des clichés : “Et puis il y a aussi celles qui portent autre chose. Qui portent le poids de l'absence, celui de l'injustice de ne pas tomber enceinte et pour qui apercevoir un gros ventre renvoie une douleur d'une profondeur abyssale. Parce qu'on leur fait croire qu'elles ne sont pas capables. Celles pour qui c'est trop tard parce que : “C'était pas le bon. Non, c'est sûr, c'était un connard. Lui, il n’aurait pas fait un bon papa”. Celles pour qui la nature est une salope, pour qui la maladie est passée par là, les empêchant de réaliser cette envie parfois mammifère de se reproduire. Sans parler de celles qui vivent des parcours de FIV ou de PMA passant par la congélation des ovocytes. Celles qui hésitent parce qu'il paraît que c'est jamais le bon moment, alors autant que ce le soit toujours”.
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Et la trentenaire de conclure volontiers : “Celles qui enchaînent les fausses couches, ce putain de tabou hideux qui nous fait nous projeter un peu trop vite avant d'être rattrapées par le sang. Celles qui en ont déjà et qui galèrent à retomber enceinte, à qui on demande tous les matins : “Alors, c'est pour quand le deuxième ?” Est-ce qu'on vous demande à la machine à café si vous bandez dur, messieurs ? Et puis il y a celles qui préfèrent porter l'étendard de la liberté. Affrontant haut et fort les regards courroucés en choisissant de ne pas vouloir d'enfants parce que non, c'est pas une obligation. Et que surtout surtout, elles n'ont absolument pas à se justifier. Parce qu'on ne porte pas toutes le même bagage et parce que le choix est intime. Vive le fromage non pasteurisé !”.
Puremedias.com vous propose de découvrir cette séquence.

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