L'Arcom va-t-elle se pencher sur le cas d'Aurélien Soucheyre dans une prochaine assemblée plénière ? Ce mardi 17 février, le rédacteur en chef du service politique de "L'Humanité" faisait partie des intervenants à débattre dans "Les Informés du soir" sur l'agression mortelle de l'étudiant Quentin Deranque à Lyon, quelques jours auparavant. La justice a ouvert une enquête pour homicide volontaire avec en toile de fond des affrontements entre groupuscules violents. Dix personnes ont été interpellées, dont Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Afin de revenir sur cette dernière actualité, le présentateur Renaud Blanc a souhaité interroger l'un de ses experts en plateau sur les liens de proximité entre l'un des individus placés en examen et La France insoumise, parti auquel il serait affilié. "L’étau se resserre autour de LFI, c’est aussi votre sentiment ou vous êtes très prudent ce soir ?", a-t-il ainsi demandé.
C'est à ce moment-là que le journaliste du quotidien de gauche a prononcé des mots qui ont pu heurter certains téléspectateurs de franceinfo. "Je retiens de cette journée de mardi la minute de silence. Le but n’était absolument pas d’honorer Quentin et ses idées, d’honorer un nazillon, quelqu’un proche de l’Action française, mais de condamner la violence politique et de dire qu’on ne peut pas tuer, on ne peut pas mourir pour ses idées", a souligné Aurélien Soucheyre. Le terme de "nazillon" a été immédiatement repris par l'arbitre du débat, lequel a précisé que "la famille de Quentin n'acceptait pas" du tout cette dénomination péjorative. "Elle ne définit pas cette personne comme étant un nazi. Je le précise", a ajouté Renaud Blanc.
Mais le mal était déjà fait, la séquence relayée sur les réseaux sociaux et l'émoi suscité. Avocat et intervenant régulier sur CNews, Gilles-William Goldnadel a été l'un des premiers à s'insurger et à demander à ce que l'Arcom visionne cet extrait. "Quentin est traité de 'nazillon' sur l’odieux visuel public par un journaliste de 'L’Humanité' (journal qui a souhaité la bienvenue aux nazis en 40) et le journaliste de sévices publics ne le modère pas ?", s'est-il plaint sur X, en mentionnant le compte du gendarme audiovisuel. Il note ainsi un défaut de maîtrise d'antenne du présentateur de la chaîne d'info, manquement souvent reproché à ses confrères, priés de faire preuve de vigilance à l'avenir. "Non seulement ce minable doit être poursuivi en diffamation, mais les aides financières doivent être supprimées pour ce torchon de journal et l’Arcom saisie", a abondé l’ancien eurodéputé Gilbert Collard.
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