CNews et Arcom, nouvel épisode. Dans son assemblée plénière du 5 novembre dernier, le gendarme de l'audiovisuel a dû plancher sur une nouvelle séquence polémique observée sur la chaîne d'actualité du groupe Canal+, le 19 juin dernier. Ce jour-là, Pascal Praud et ses chroniqueurs Gilles-William Goldnadel, Geoffroy Lejeune, Élisabeth Lévy et Joseph Macé-Scaron débattaient de l'actualité dans "L'heure des pros 2", et notamment du jugement rendu après un viol à caractère antisémite sur une fille de 12 ans survenu à Courbevoie, un an auparavant. Le présentateur vedette avait souligné l'étrange silence de la gauche dans cette affaire. Mais, c'est une autre déclaration qui avait choqué les téléspectateurs, dont certains avaient alerté l'autorité de régulation pour qu'elle se penche dessus.
Le 4 février, l'Arcom a rendu son délibéré et bien mis en garde le canal 14 de la TNT pour des manquements à la loi relative à la liberté de communication. L'institution dirigée par Martin Ajdari a "considéré que les propos tenus lors de la séquence étaient susceptibles d’encourager à des comportements discriminatoires, voire d’inciter à la haine à l’encontre des personnes de confession musulmane". Elle a retenu que ces éléments constituaient "un manquement à l’obligation d’honnêteté et de rigueur de l’information" et qu'ils avaient été aggravés par un manque de réaction à leur évocation. Un défaut de maitrise d'antenne à l'encontre de Pascal Praud a donc été également retenu.
Malgré ces griefs, aucune sanction n'a été prononcée contre CNews, laquelle s'en sort avec un simple rappel à l'ordre. Elle appelle en effet "fermement l’éditeur du service à faire preuve, à l’avenir, d’une vigilance accrue et durable quant au respect de ces obligations précitées".
Ce mercredi 4 février, l'autorité a aussi planché sur une séquence observée, cette fois-ci, chez la concurrence. BFMTV et sa présentatrice Apolline de Malherbe ont également reçu un avertissement à la suite d'un laxisme sur les sources d'informations rapportées dans l'émission "Face à Face" du 16 juin 2025. Un spécialiste du Moyen-Orient en plateau avait souligné qu'un peu plus des deux tiers de la population israélienne étaient critiques envers la politique gouvernementale à Gaza, sans en apporter la preuve chiffrée.

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