À partir du 1er novembre prochain, les fidèles de Radio France n'entendront plus les voix d'Élodie Callac et Sébastien Léas sur les antennes du groupe. Jusqu'ici, les deux experts météo présentaient les bulletins de 12 heures à minuit sur franceinfo et dans les tranches d’information de la mi-journée et du soir de France Inter. L'ingénieure-prévisionniste était devenue la première femme à faire la pluie et le beau temps sur ces deux stations en 2013, tandis ce que le second était arrivé dans la Maison de la radio trois ans plus tard. Mais, pour des raisons d'ordre budgétaire, tous les deux n'interviendront plus en direct dans les studios, comme le rapporte "Le Parisien". Ce vendredi 17 octobre, la section du Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France a indiqué dans un communiqué qu’un nouvel accord venait d’être signé entre le groupe radiophonique public et Météo France, chez qui ces deux spécialistes sont salariés.
"À l’occasion d’un appel d’offres, Météo France a fortement augmenté ses tarifs, en profitant d’être le seul candidat à être en mesure de proposer des ingénieurs météorologues capables de réaliser les prévisions et de les incarner. Radio France n’a pas pu suivre financièrement", déplore l'organisme, qui ne peut que constater les conséquences négatives de cette décision. "Cette disparition de l’antenne est un contresens historique, particulièrement au moment où notre climat se dérègle. Plus que jamais, des informations solides, bien expliquées et mises en perspective, sont essentielles pour nos auditeurs", regrette-t-il encore.
Contactée par nos confrères, la direction de Radio France a essayé de rassurer ses auditeurs sur la bonne tenue de cette filiale, malgré ce nouveau contrat. "Elle continuera de bénéficier de toute l’expertise de Météo France au quotidien, il n’y aura aucune altération de la qualité de l’information météorologique pour les auditeurs", promet un porte-parole de l'institution, rappelant également que des pontes du métier (ingénieurs et météorologues) seront joignables en permanence par les journalistes maison pour bénéficier d’analyses scientifiques précises. Car, qui dit changement d'incarnation ne signifie pas une baisse de qualité du sujet à l'antenne pour le groupe. "Nous harmonisons les choses : depuis de nombreuses années déjà, la data est fournie par Météo France mais les flashs sont assurés par des professionnels de la radio", martèle la source du quotidien.
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Partie prenante de cet accord, Météo France se range du même avis que son collaborateur, se disant "très choquée" par le communiqué du SNJ Radio France. "La solution proposée est la plus en adéquation avec les exigences du groupe radiophonique, aussi bien en termes de budget que d’attendus techniques", assure l'entreprise, qui rapatrie ses deux salariés, autrefois dépêchés, dans ses locaux.

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