Une rentrée sous haute tension… Le mouvement doit débuter ce lundi 25 août 2025, en plein retour des grilles de rentrée, et menace directement les antennes de Radio France, notamment la matinale de France Inter. Cette matinale est d’autant plus symbolique qu’elle doit voir l’arrivée de Benjamin Duhamel, transfuge de BFMTV, aux côtés de Nicolas Demorand après le départ de Léa Salamé.
Les syndicats rejettent fermement les réformes portées par la présidente Sibyle Veil : arrêt de la diffusion FM du Mouv’, réorganisation éditoriale du réseau local Ici (ex-France Bleu), suppression d’émissions d’investigation et de reportage. Dans un communiqué commun, ils ont averti que “pour la première fois de l’histoire récente, la rentrée radiophonique pourrait ne pas avoir lieu”.
Des négociations ont eu lieu vendredi 22 août, sans résultat : les syndicats dénoncent l’inflexibilité de la direction, tandis que cette dernière affirme avoir formulé des propositions et se dit prête à reprendre rapidement les discussions. Un nouveau rendez-vous est fixé ce 25 août, signe que les deux parties cherchent à éviter un blocage durable qui pénaliserait les auditeurs.
La mobilisation s’inscrit dans un contexte social déjà tendu. Fin juin, deux mouvements de grève successifs avaient paralysé Radio France : le second contre la réforme de l’audiovisuel public portée par la ministre de la Culture, Rachida Dati. Ce projet, qui prévoit la création d’une holding France Médias regroupant France Télévisions, Radio France et l’INA, a été adopté en juillet au Sénat grâce au recours du vote bloqué. Il doit revenir à l’Assemblée nationale à l’automne.
Cette crise intervient au moment où Radio France affiche des audiences record. Selon Médiamétrie, la saison 2024-2025 a été une réussite pour plusieurs antennes, avec une avance accrue de France Inter comme première radio nationale.

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