Rango : Cent mille lézards au soleil

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Rango : Cent mille lézards au soleil
Très intéressant d’un point de vue technique, "Rango" est moins drôle que ce que l’on pouvait espérer. Comme si ce n’était qu’un film fait pour Johnny Depp.

Avec Rango, Gore Verbinski s'adresse aux adultes et aux enfants (de plus de 7 ans) avec un film très haut en couleurs, surtout du vert, couleur de ce petit lézard sympathique.

Porté par un scénario aux multiples surprises, Rango ressemble à une sorte de western de l'animation où tout est vu en plus petit dans le monde des lézards et autres créatures de cette taille, rappelant ainsi Arrietty le petit monde des chapardeurs. Johnny Depp prête sa voix à Rango et Isla Fisher à Fève : les acteurs ont joué les scènes en costumes et avec de vrais décors pour inspirer ensuite l'animation. Ainsi, d'une façon plus verte, Rango marche sur les traces de L'étrange Noël de Monsieur Jack, celui-là véritable chef-d'œuvre de l'animation.

Far West version lézard qui aime Shakespeare



Rango est un petit lézard vert et malin à qui il arrive pas mal de mésaventures assez drôles, et il n'a pour compagnie féminine qu'un mannequin sans tête, ce qui est assez désolant, il faut le reconnaître. On adore constater qu'il connaît si bien Shakespeare, les dialogues n'en sont que plus intelligents. Il arrive dans la ville de Poussière et rencontre la dénommée Fève, dotée d'une forte personnalité et d'un grand coeur mais victime de paralysies inattendues. Jusqu'ici, tous les ingrédients sont posés pour que l'on puisse s'attacher aux héros. Même les personnages secondaires (filles de joie sensibles, serpents à sonnette animés ou shérifs au cœur noir) proviennent d'une imagination active. Les décors restent superbes et font rêver aux villes fantômes du Far West tant ils sont bien travaillés .

Sympathique… Et gentil



Quand il est question, comme dans Dune, d'une lutte pour l'eau, qui devient ici le bien principal, l'intrigue se corse, et les enfants risquent de comprendre plus ou moins bien ce qu'est une « banque de l'eau ». Les aventures se succèdent, mais on ne rit pas autant que dans Animaux et Cie ou même L'âge de glace, où l'hilarité était à son comble.

Paradoxalement, on peut reprocher à Rango d'être trop gentillet. Les méchants ne sont pas assez méchants et le rythme un peu trop lent porte à l'endormissement. Pour ne rien arranger, les effets spéciaux ne rendent pas le film vraiment « magique » puisque le style visuel reste assez sobre. Film très sympathique sur le coup, Rango, en étant trop gentil et avec son montage plus ou moins lâche, finit par se faire oublier rapidement, malgré ses prouesses techniques. Les passionnés d'animation le salueront, même s'il n'est pas aussi inoubliable que la fameuse trilogie Pirate des Caraïbes (du même réalisateur et avec le même Johnny Depp) avec ses vrais méchants purs et durs.

Rango
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