"Complément d'enquête" a décidé de faire ses emplettes à Carrefour pour révéler une facette moins reluisante du géant de la grande distribution. Le numéro sera diffusé le jeudi 15 octobre en deuxième partie de soirée et risque de montrer une image moins positive de l'enseigne qui a bouleversé le modèle de l'hypermarché et la vie des Français. Le groupe fait face à une crise inédite depuis plusieurs années et a confié près de la moitié de ses magasins à des sous-traitants indépendants chargés de redresser leurs comptes. Les journalistes du magazine de France 2 ont emmené leurs caméras dans les coulisses de certains de ces points de vente, et en ont tiré des images chocs et des documents exclusifs.
Convié sur le plateau de "Puremédias, l'hebdo", dimanche, Tristan Waleckx a assuré qu'il s'agissait d'un numéro à ne pas rater en raison des problèmes choquants soulevés par ses équipes. "On a découvert que de nombreuses économies avaient été faites sur l'hygiène, avec des problèmes de rats", s'est désolé le présentateur du format d'investigation. "On sait que l'enseigne Carrefour et sa direction ont été prévenus à plusieurs reprises par des syndicats, et on a des images exclusives de rongeurs qui se baladent dans les stocks, mais aussi au sein des rayons", révèle-t-il. Mais, ce n'est pas tout...
Les téléspectateurs pourront également être informés d'un autre scandale jusque-là resté confidentiel. "On a aussi travaillé sur une fraude massive à la promotion, qui pourrait, selon certaines marques, être chiffrée à plusieurs millions d'euros, et comment certains directeurs de magasins s'achètent eux-mêmes des articles en promotion pour détourner beaucoup d'argent au détriment des consommateurs et des fournisseurs", met en lumière l'invité de Virginie Guilhaume.
Le sujet est sensible et Tristan Waleckx n'a pas voulu rentrer dans les détails de cette polémique en raison de toute une problématique juridique à régler avant de finaliser cette enquête qui risque de faire parler. "Carrefour a un service juridique extrêmement compétent", note dans "Télé 7 Jours" le journaliste qui détient néanmoins les preuves de la malversation qu'il avance. La réussite d'Alexandre Bompard, venu assainir la situation financière du groupe, est donc à relativiser au regard de ces économies pas toujours bien intentionnées. "Le revers de la médaille", note le présentateur de ce numéro.
