La "Star Academy" est de retour sur TF1. Samedi soir, dès 21h10, la Une dévoilera les visages - et les voix - des 17 nouveaux pensionnaires du château de Dammarie-les-Lys. Mais avant de découvrir celui ou celle qui succèdera à Anisha, Pierre Garnier, Marine et Ambre dans quelques semaines, Rémi Faure, le directeur des programmes de flux du groupe TF1, a répondu aux questions de Puremédias sur le retour de l'émission culte des samedis soir.
Propos recueillis par Benjamin Rabier
Après le succès des saisons précédentes, comment avez-vous travaillé au retour et au renouvellement de la "Star Academy" ?
Rémi Faure : Le mot d'ordre cette année, c'était d'aller chercher des profils encore plus artistiques, des propositions singulières, des univers. La magie prendra, ou pas, mais je crois vraiment qu'on a réuni tout cela dans le casting de la nouvelle promotion. Cette volonté passera également par leur formation au château. D'abord avec l'arrivée de Mosimann en tant que directeur, et puis par des entretiens et masterclass avec de nombreux intervenants chaque jeudi pour les faire s'accomplir en tant qu'artistes, leur aider à comprendre qui ils sont, ce qu'ils ont envie de raconter, ce qu'ils ont besoin de raconter, etc. Tout au long de la saison, il y aura un vrai travail hebdomadaire sur leur identité artistique.
Est-ce que cette volonté d'aller chercher l'artiste en eux n'est pas antinomique avec le côté compétition, qui met en avant les grandes voix ?
Rémi Faure : C'est exactement la question qu'on s'est posée à l'issue de la saison dernière. Cela va se traduire par un travail de pédagogie de la part du corps professoral envers le public. On va essayer de mieux lui expliquer qu'il y a certes, d'un côté, les grandes voix, les voix puissantes, et, de l'autre, des voix plus timbrées, plus singulières, mais qui sont tout aussi intéressantes. Aujourd'hui, dans la pop, dans la chanson française, nombreux sont les artistes qui ne chantent pas forcément fort, mais qui ont une singularité et un timbre qu'on repère tout de suite. On va devoir le raconter différemment pour valoriser ces voix auprès du public.
On ira plus chercher la singularité que la note ou la performance vocaleRémi Faure
Comment allez-vous vous y prendre ?
Rémi Faure : On va thématiser les évaluations et davantage varier le top 3, par exemple. On ira plus chercher la singularité que la note ou la performance vocale. Sur une évaluation, par exemple, on leur donnera comme thème : "Interprétez-moi un texte". Certains pourront chanter très fort et très bien, mais si on ne ressent rien, s'ils sont à côté de la plaque, ils seront nommés.
Vous avez installé beaucoup de rendez-vous lors du prime time… Tous vont revenir ?
Rémi Faure : À part le défi des professeurs, tous les grands moments reviendront (l'ouverture, le tableau chanté dansé, le face-à-face, l'autoportrait, etc.). On va même ajouter un nouveau rendez-vous un peu plus fun et qui impliquera davantage les élèves entre eux. On a voulu mettre un peu plus de fun sur le prime. Le fait d'avoir structuré et mécanisé l'émission nous a permis d'être moins dépendants des artistes qui viennent performer avec les élèves.
Quitte à aller chercher des artistes quasi inconnus du grand public, encore en développement ?
Rémi Faure : Totalement. Ça permet d'être beaucoup plus libre. Quand Zélie vient l'an dernier, elle n'a pas encore une notoriété majeure auprès d'un large public. Et puis, d'un seul coup, elle chante devant 3 millions de personnes et il se passe un moment de télévision qui devient l'une des séquences de la saison les plus regardées sur les réseaux sociaux. Je pense aussi à Anabel, à Léman, à Miki, à Janie… qui n'avaient pas encore fait de grosses télés. On va continuer à aller chercher ce genre de profils avec une ambition artistique, une signature forte, et on va même essayer d'en avoir un par semaine. À côté, ça n'empêche pas, bien sûr, d'avoir aussi la grande chanson française, plus vocale, la pop d'aujourd'hui et de la musique un peu plus urbaine. On a reçu Gims et Aya Nakamura la saison dernière.
Pour Céline Dion, on sera prêts jusqu'au dernier momentRémi Faure
Cherchez-vous toujours à faire venir des artistes capables de créer un événement ? On a beaucoup parlé de Céline Dion. Était-ce une simple rumeur ou avez-vous réellement tenté de la faire venir ?
Rémi Faure : On a forcément tenté (il rigole). Céline Dion avait un autre enjeu, celui de remonter sur scène après quelques années d'absence. C'est un retour qui se passe à merveille, donc on espère toujours qu'elle va pouvoir trouver le temps de nous faire un clin d'œil. On sera prêts jusqu'au dernier moment. Mais c'est normal que sa priorité du moment soit de réussir ses concerts et son retour, et pas de venir voir les élèves de la "Star Academy". Chaque chose en son temps, mais on adorerait, évidemment.
Mosimann, le nouveau directeur de l'émission, sera absent dès le deuxième prime time pour cause de concert. Comment allez-vous vous organiser ?
Rémi Faure : Ce concert, son Zénith et ses 24 heures de musique, c'est SON projet. C'est un projet fou et admirable. On est à fond derrière lui. Il ne sera donc pas là pour cette émission-là. On lui laissera faire un clin d'œil par vidéo interposée.
On dévoilera l'hymne aux élèves et à tout le monde sur le premier prime ou dans la première quotidienneRémi Faure
Quel directeur est-il ?
Rémi Faure : Il est impliqué. Franchement, il nous a sorti un nombre d'idées hallucinant lors des castings. Il exprime un point de vue extrêmement clair sur chaque élève qui passe et les axes de progrès, etc. Moi, j'ai zéro doute sur Mosimann.
Quand allez-vous enfin officialiser l'hymne de cette nouvelle édition ?
Rémi Faure : On dévoilera l'hymne aux élèves et à tout le monde sur le premier prime ou dans la première quotidienne.
Combien de semaines durera cette saison de la "Star Academy" ?
Rémi Faure : On ne met pas la charrue avant les bœufs. On a un nombre de semaines prévu, qui peut être extensible d'une ou deux semaines. On est superstitieux, on attend que ça marche pour confirmer, mais on part pour une aventure qui sera à peu près similaire à celle de l'année dernière. L'an dernier, on a fait la mouture un peu maximale parce que les audiences étaient au rendez-vous. Tout nous semble aligné pour que ce soit également le cas cette saison.









