"Koh-Lanta" est de retour. Après un an de pause, le jeu de survie fait son come-back sur TF1 ce mardi 3 mars à 21h10. Nouvelles règles, nouvelle mécanique, nouveaux aventuriers... Après un quart de siècle, le divertissement porté par Denis Brogniart veut surprendre. Pour Puremédias, Rémi Faure, le directeur des programmes de flux du groupe TF1, se confie sur cette nouvelle saison baptisée "Les reliques du destin". Le patron de "The Voice" ou encore "Star Academy", revient également sur le lancement de "Danse avec les stars" il y a un mois et des nouveaux flux que la chaîne souhaite proposer.
Propos recueillis par Benjamin Rabier
Puremédias : "Koh-Lanta" revient après un an d’absence avec une mécanique inédite. À l’instar de la "Star Academy" et de "The Voice", on sent une vraie volonté de TF1 de dynamiser les épisodes de ses grandes franchises.
Rémi Faure : On a fait un gros boulot sur "Koh-Lanta". Ça tombe bien, car on a eu un an pour le faire. "Koh-Lanta" marche déjà rudement bien et le programme se renouvelle assez facilement. Contrairement à "The Voice" ou "Star Academy", il n'y a pas d'unité de plateau. Les histoires ne sont jamais exactement les mêmes. Néanmoins, ce n'est pas une raison pour se reposer sur nos lauriers.
On a voulu dynamiser trois choses, ce qu'on appelle entre nous les "trois piliers" d'un épisode de "Koh-Lanta" : le début, les épreuves et la fin. Concernant le début des épisodes, on va rentrer plus rapidement dans l'histoire. On a réduit tout ce qui est générique, pré-générique et résumé de l'épisode précédent pour attaquer plus fort, faire des ellipses plus importantes et accélérer la narration. Cette saison démarre de nuit et directement par un affrontement. Cela nous permet de renouveler l’arrivée : le naufrage classique où les aventuriers rejoignent la plage à la nage.
Concernant la fin des épisodes, on a voulu remettre de l’enjeu. Dans un certain nombre d'épisodes, le téléspectateur peut rapidement deviner qui va sortir avant même le début du conseil. Avec la nouvelle mécanique de cette saison, le suspense reste entier jusqu’au bout. Désormais, grâce à "l’Antre du destin", un aventurier éliminé par les autres aura par exemple une chance supplémentaire de rester dans l'aventure en défiant l'un de ceux qui l'ont éliminé. S'il le bat, il prend sa place, reste dans le jeu et condamne l'autre. Cette nouveauté change énormément de choses. Jusqu'au bout de chaque conseil, quel que soit le scénario, il peut y avoir un énorme coup de théâtre !
Sur "Koh-Lanta", l'énorme écueil serait d'ajouter des couches de mécanique artificielles ; nous voulons que l'expérience reste organique, naturelle et cohérente. Il ne faut pas entraver ce que vivent ces aventuriers, car c'est une expérience de vie extrême. Il me semble que ce "twist" rajoute de l'imprévisibilité et donne une chance de "retourner la table" quand tout semble joué.
Il y aura une nouvelle saison de 'Koh-Lanta' sur TF1 à la rentréeRémi Faure
Sur "Danse avec les stars", "Star Academy", "The Voice", TF1 cherche à capter un public de plus en plus jeune en faisant appel à des influenceurs. Comment cela se traduit sur "Koh-Lanta", vous recruter des aventuriers plus jeunes ?
Non, ce n’est pas nécessaire. On constate d'ailleurs que les profils plus jeunes sont souvent ceux qui abandonnent le plus. Il faut être un peu endurci par la vie pour aller au bout des 40 jours de survie. Ce n'est pas une émission de plaisir sur une île paradisiaque, c'est l'expérience d'une vie. On a peut-être plus besoin de la mener un peu plus tard qu'à 18 ou 20 ans.
Y aura-t-il une deuxième saison de "Koh-Lanta" cette année sur TF1 ?
Oui, il y aura une nouvelle saison de "Koh-Lanta" sur TF1 à la rentrée. Nous partons en tournage dans quelques semaines.
Un mois après le lancement de "Danse avec les stars", quel premier bilan tirez-vous de cette saison 15 ?
Le prime de lancement a signé le record d'audience historique de la marque sur les moins de 50 ans, donc pour l’instant, tout va bien (il sourit).
Votre stratégie de recruter des influenceurs (Maghla, Juju Fitcats, Marcus) pour rajeunir l’audience a donc fonctionné ?
Oui. D’ailleurs, les Américains l'avaient fait avant nous et ont signé une saison record sur les cibles jeunes. S’appuyer sur la force des réseaux sociaux nous permet d'échanger avec le public et plus spécifiquement les plus jeunes. C’est une bonne chose d’ouvrir nos émissions à ces stars venues des réseaux sociaux qui font vibrer la jeunesse mais c'est également très important d'avoir Stéphane Bern, Laure Manaudou ou Ian Ziering, qui ont une puissance "4 ans et plus" très forte. Il faut créer un bon équilibre entre les deux. Avant tout nous recherchons des personnalités qui viennent d’horizons différents : des réseaux sociaux, du sport ou du spectacle.
'Qui sera le plus nul ?' est le plus gros lancement d'un programme de flux depuis 4 ans à la télévisionRémi Faure
Qu’apportent les influenceurs et la jeune génération selon vous ?
Ces talents connaissent bien les codes de la télévision. Ils sont marrants, vivants quand la caméra s'allume, parce que c'est leur quotidien, c'est leur métier.
L'une de vos dernières nouveautés, "Qui sera le plus nul ?" a été un énorme succès. Est-ce que cela va revenir ?
C'est le plus gros lancement d'un programme de flux depuis 4 ans à la télévision. C’est un format norvégien et nous discutons actuellement avec BBC Studios France. Je crois que c’est un succès qui conforte une tendance : celle de sortir du plateau télé classique. C’est une proposition originale et c’est ce que nous recherchons. Nous avons d’autres programmes de ce type en développement qui vont arriver assez vite. Dès que c’est disruptif, on fonce.
Quand déciderez-vous du retour de "Secret Story" ?
On a très envie de le refaire. Cela a été un énorme carton, on était à presque 15 % de PDA sur les FRDA-50. Pour une chaîne comme TFX, c’est assez dingue. Nous sommes actuellement en discussion avec Endemol France.

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