Radio France continue de soutenir Merwane Benlazar. À la rentrée, la première station de France mise sur l'humour pour redresser des audiences en berne (-92.000 auditeurs sur un an lors de la dernière vague de Médiamétrie), et plus que jamais sur son trublion, parfois controversé. Pilier de "Zoom Zoom Zen" depuis 2024, malgré des chroniques parfois statuées par l'Arcom, l'humoriste se voit confier un rendez-vous hebdomadaire, chaque dimanche à partir du 30 août, selon les informations du "Parisien". Il partagera ainsi le micro avec Mehdi Maïzi dès 17h pour donner vie à une nouvelle émission intitulée "Chez la belle-famille".
Ce divertissement tournera autour du "roast", exercice au cours duquel les invités consentent à devenir la cible de chambrages particulièrement piquantes. Un genre très prisé des stand-uppers aux quatre coins de la planète qui a également inspiré Netflix et Paul de Saint-Sernin. Le sniper de "Quelle époque" s'était lancé dans un drôle de pari au début du mois de juin avec "Dans la sauce" : opposer deux équipes de France championnes du monde de football dans un concours de vannes.
Le binôme de France Inter reprendra ce concept tendance afin de viser une cible parfois délaissée par la radio dirigée par Céline Pigalle. "On a envie d’importer sur France Inter cet univers du chambrage, très présent sur les réseaux sociaux, pour se renouveler et aller au-devant d’un public plus jeune. C’est notre rôle d’adopter les codes de l’époque", s'est ainsi justifiée la nouvelle patronne dans les colonnes du quotidien.
Ce terrain de jeu sied parfaitement à Merwane Benlazar, déjà habitué à enchaîner les punchlines dans l'émission de Matthieu Noël. Pourtant, sa promotion pourrait délier les langues de ses détracteurs. Son nom s'était en effet invité au Sénat lorsque Rachida Dati avait annoncé son retrait de la table de "C à vous" sur France 5. Chargé de remplacer Bertrand Chameroy, le jeune homme de 29 ans s’était fait épingler à l’occasion de sa première chronique après la découverte d’anciennes publications sur les réseaux sociaux. Puis, c'est son long pamphlet contre les médias donnant la parole aux partis et personnes portant des idées nationalistes sur les ondes qui lui avait valu des remontrances de Charles Alloncle et du président de la commission d'enquête contre l'audiovisuel public.
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Le stand-upper avait signé un retour remarqué, marinière sur le dos et baguette à la main, à la dernière cérémonie des Molières sur France 2. Il avait alors sorti la sulfateuse pour se moquer de Rachida Dati, coupable de son éviction et battue aux municipales de Paris, mais aussi de la charte éditoriale de CNews.
Son registre semble en tout cas séduire son employeur. "Merwane Benlazar est un des tout meilleurs humoristes de sa génération. Il est incroyablement drôle et porte un regard assez tendre sur ses concitoyens. Il chambre, mais il n’attaque jamais cruellement. Les attaques qu’il a subies étaient totalement décalées par rapport à qui il est", le défend Céline Pigalle, plus que jamais prête à lui donner plus d'exposition.