Cinéma
Shrek 4, il était une fin : L'ogre tire sa révérence, juste à temps
Publié le 28 juin 2010 à 12:37
Après un 3ème volet décevant, "Shrek 4" relève le niveau. Plus drôle que son prédécesseur, mais aussi plus consensuel, le film n'est cependant pas à la hauteur des deux premiers volets.

Faites comme tout le monde, oubliez que vous connaissez Shrek ». C'est ainsi que DreamWorks a décidé de promouvoir la sortie du dernier volet de la saga consacrée à l'ogre vert, Shrek 4, Il était une fin. Effectivement, on avait oublié, avec le troisième, que Shrek pouvait être aussi drôle. Mais on avait aussi oublié que Shrek, même s'il vit au pays de Fort Fort Lointain, était américain. Avec la belle morale qui va avec...



Sous ses allures de monstre vert, Shrek a appris à être un humain. Il a sauvé la princesse Fiona, l'a épousée, a eu trois enfants, et profite maintenant d'une vie de famille paisible. Peut-être trop au goût de l'ogre, qui regrette à présent les jours où il effrayait la moindre mouche. Shrek se retrouve prisonnier de la vie qu'il a voulue : celle d'un homme normal, père de famille, qui souffre de la routine imposée par le quotidien. Shrek est en fait atteint d'un des plus grands maux humains : la déprime.

Un passage à vide qui va le pousser à conclure un pacte avec le diabolique Tracassin. Le troll lui offre la possibilité de s'offrir une dose d'ego en vivant un jour de son ancienne vie, en échange d'un autre jour. Evidemment, alors qu'on aimerait lui dire "mais ne signe surtout pas !", Shrek accepte. Evidemment encore, le contrat est véreux et Tracassin s'empare du jour de sa naissance. Shrek est de retour dans un monde où personne ne le connaît, puisqu'il n'a jamais existé. Certes convenu, le scénario permet au film de s'accorder un petit lifting qui fait du bien.



On les retrouve comme au premier jour. Ou presque. L'âne est légèrement désabusé, puisque réduit en esclavage, mais toujours aussi drôle, si ce n'est plus. La fraîcheur, que le film avait perdue au fil de temps, semble être de retour. A souligner, puisque c'est suffisamment rare, la version française est d'une excellente qualité, et promet de vrais moments de rigolade, comme quand l'âne se lance dans une interprétation habitée de "Tout" de Lara Fabian ou encore "Ma liberté de penser" de Florent Pagny.

Et que dire du Chat Potté, qui devient pour l'occasion le Chat Potelé, et qui y est pour beaucoup dans la dose de bonne humeur présente dans le film. De son côté, Shrek, même s'il accuse un sacré coup d'humanité - de banalité ? - doit à nouveau jouer les héros, sauver le royaume de Fort Fort Lointain, et conquérir le coeur de Fiona, devenue une sorte de Xena Princesse Guerrière.



Malgré toutes ces bonnes surprises, on a connu Shrek moins consensuel. On tombe légèrement dans le "cucul". Et c'est bien dommage. Car s'il y avait bien un film d'animation qui sortait de l'ordinaire, c'était Shrek. Cette fois, on sait exactement depuis le début comment l'ogre va finir par s'en sortir, comment il va se rendre compte de la merveilleuse vie qu'il a et qu'il croit perdue. On nous rappelle la force de l'amour et l'importance de profiter de l'instant présent. Tout peut s'arrêter du jour au lendemain : aime ton prochain. Amen.

Si Shrek savait si bien se moquer des contes traditionnels, il en fait désormais partie, avec un happy end façon Cendrillon, "ils vécurent heureux pour le reste de leur vie" (ils ont déjà les enfants). Les épisodes précédents avaient cette tendance également, mais de manière moins poussée, plus ironique. Une touche de décalage faisait sourire, alors qu'ici, les plus sensibles verseront une petite larme.

Quoi qu'il en soit, la saga se termine sur une note positive, même si la 3D n'y contribue pas. Shrek le troisième avait laissé un sentiment mitigé. Le quatrième relève le niveau, sans pour autant atteindre celui des deux premiers. Shrek 4 ne commet pas l'erreur d'être celui de trop, mais la décision de ne finalement pas prévoir de cinquième volet est la bonne. Shrek met un joli point à son histoire. Il était une fin.

Par puremedias |
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