"Informateur média", selon sa description sur X, Clément Garin est dans le collimateur de TF1. Selon les informations de "La Lettre audiovisuelle", que Puremédias est en mesure de confirmer, l'influenceur fait l'objet d'une citation à comparaître de la première chaîne devant la 17e chambre correctionnelle au tribunal judiciaire de Paris, le 15 décembre prochain. Une première étape avant les plaidoiries, qui se dérouleront ultérieurement. La plainte concerne un post du spécialiste des médias partagé sur X (ex-Twitter), lors duquel il s’insurgeait d’un harcèlement envers Romy et Anita, candidats de la dernière saison de "Secret Story". Dans son message au vitriol, le jeune homme de 28 ans dénonçait nommément 17 membres de l’équipe de la télé-réalité d'enfermement qu’il jugeait responsables de cette controverse, dont Ara Aprikian (directeur des programmes), Fabrice Bailly (programmes et acquisitions). Ces personnes haut placées dans la hiérarchie du groupe privé réclament 1.000 euros de préjudice par tête en guise de dédommagement.
Les fidèles de "Secret Story" avaient soulevé sur les réseaux sociaux des faits de harcèlement et de racisme visant les deux jeunes femmes de la part de certains de leurs colocataires. Valérie Jaunard, productrice artistique du programme, avait même exceptionnellement tenu à s'adresser aux habitants de la maison pour leur rappeler les règles élémentaires à respecter. "Nous ne tolérons pas les comportements qui iraient à l'encontre de ces valeurs et nous n'hésiterons pas à intervenir si cela n'est pas le cas pour prendre des mesures disciplinaires ou si nécessaire une exclusion du jeu", leur avait-elle rappelé. À leur sortie du jeu, les éventuels fautifs, tout comme Romy, avaient nié toute discrimination pendant l'aventure. Mais, cette mise au point avait eu un effet boule de neige, puisque Marianne, accusée de s'être moquée de la chouchou du public, avait été prise en grippe par les internautes et s'était dite, à son tour, harcelée.
De son côté, Ara Aprikian avait répondu à cette polémique dans les colonnes du "Parisien" en indiquant qu'une "attention toute particulière" était portée sur une émission à fort impact sur les réseaux comme "Secret Story". "Il faut être capable de maîtriser ce qu’il s’y dit et passe, sans oublier de rappeler les règles aux uns et aux autres quand cela est nécessaire", avait souligné le dirigeant, avant de ramener les téléspectateurs à leurs propres obligations. "Il faut également rappeler aux commentateurs qu’ils ont eux aussi une responsabilité vis-à-vis des polémiques qu’ils génèrent ou alimentent sur la Toile".
Face à la divulgation de cette citation à comparaître, Clément Garin a réagi sur X, en fin de journée ce dimanche. "Ces démarches répétées et n'ont qu'un seul objectif clair et dérisoire : tenter de me faire taire, de m'intimider ou de m'épuiser, financièrement et psychologiquement", prétend-t-il au sujet de "ces tentatives d'intimidation" visant l'exercice de son métier. Il n'a pas l'intention de renoncer à sa détermination d'enquêter et d'informer "avec exigence et indépendance". "Je le dis calmement et fermement : je ne céderai à aucune pression", martèle celui dont le nom est revenu plusieurs fois dans l'actualité ces derniers mois.
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Le blogueur média avait annoncé le 13 juillet le décès de Thierry Ardisson, qui lui aurait été confirmé par des "sources concordantes". Une affirmation aussitôt démentie par la compagne du principal concerné, la journaliste de TF1, Audrey Crespo-Mara. "Honte à vous !", avait-elle ajouté à l'attention de son auteur. Sous la menace d'une action en justice, ce dernier avait alors retiré son tweet. Dans un "communiqué de presse", accessible uniquement à ses abonnés et postérieur à l'annonce de la mort de l'animateur et producteur, Clément Garin n'avait fait part d'aucun regret. "Certains affirment que ce n'était pas à moi de dévoiler cette information. Je suis un média comme un autre", a-t-il estimé. "En quelques minutes, j'ai reçu des dizaines de menaces de mort et des milliers d'insultes à caractère homophobe pour la plupart. J'ai vécu les 12 heures les plus effroyables de ma vie (...) J'entends la colère de son épouse (celle de Thierry Ardisson, ndlr) mais je dénonce les méthodes utilisées pour m'intimider".
















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