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"Tout peut arriver sur RMC et BFMTV" : Apolline de Malherbe emmène Puremédias dans les coulisses de son marathon matinal
Publié le 12 octobre 2026 à 16:45
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Entre la matinale de RMC et "Apolline de 9 à 10" sur BFMTV, Apolline de Malherbe enchaîne 3 heures de direct tous les jours entre 7h et 10h. Puremédias l'a suivie sur une matinée.
Dans les coulisses de RMC et BFMTV : le marathon quotidien d'Apolline de Malherbe © Puremédias

"C'est une tempête, c'est le mot". Lorsque Puremédias quitte Apolline de Malherbe ce mardi, il est presque 11 heures du matin et la journaliste s'apprête (enfin) à faire une sieste réparatrice sur le canapé installé dans son bureau. Le visage de la matinale de RMC (également diffusée sur RMC Story) se réveille en effet chaque nuit avant 5 heures du matin, et enchaîne sans discontinuer les rendez-vous radio et télé entre 7 heures et 10 heures. En ce mardi 6 octobre, jour de mobilisation des lycéens, elle a emmené la caméra de Puremédias dans les coulisses d'une matinée à 100 à l’heure.

Trois heures de direct non-stop

C'est aux alentours de 6h40 qu'Apolline de Malherbe descend de son bureau pour se rendre dans la loge maquillage, tout près des studios. "Une petite bulle de 15 minutes" au cours de laquelle la journaliste de 46 ans discute "mariage, enfants...", avec celles qui s'occupent des dernières retouches avant les 3 heures de direct qui l'attendent. "Apolline, 2 minutes avant l'antenne", interrompt Nicolas Ropert, le rédacteur en chef d'"Apolline Matin", la matinale de RMC diffusée entre 7h et 9h. Dans une étonnante décontraction, Apolline de Malherbe prend la direction du studio pour démarrer son marathon d'antenne. "Ah ! dans 10 secondes, ok !", se presse-t-elle en mettant son oreillette. 

Puis la matinale se lance, avec à ses côtés comme chaque matin en studio Emmanuel Lechypre et Arthur Chevallier, ses acolytes qui n'ont "que du bien à dire sur elle". "Elle est toujours de bonne humeur, elle prend soin de nous et est extrêmement drôle", salue l'éditorialiste économique, quand le chroniqueur de "Chevallier remonte le temps" affirme qu'elle est "la personne" avec qui il a "préféré travailler dans les médias jusqu'à présent". Premiers appels d'auditeurs, première interview politique avec ce jour-ci Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, premier fou rire avec la pastille d'Arnaud Demanche... Tout s'enchaîne sans accroc. 

"Je me fais engueuler dans l'oreillette"

Un travail d'équipe, comme nous l'explique la cheffe d'orchestre de la matinale. "J'ai une petite oreillette magique et j'ai un bouton d'ordre qui me permet de parler à la régie sans que ça s'entende à l'antenne. Dès que j'ai besoin d'une précision, j'appuie sur ce bouton-là et on me répond dans l'oreillette. Et puis je me fais aussi engueuler. On me dit : 'Arrête, c'est trop ! Dernière seconde, tu débordes !", sourit-elle. Ce que confirme Nicolas Ropert : "Je suis là pour que tout se passe bien, pour lui glisser des informations, mais je suis aussi son horloge. Je suis là pour lui dire ce qu'il se passe après. Donc elle m'entend beaucoup dans l'oreillette. C'est du sport ! Mais c'est ça aussi qu'on aime, cette adrénaline". 

La particularité de la matinale de RMC ? La grande place laissée aux auditeurs. "On a une certaine souplesse dans notre matinale par rapport à d'autres parce qu'il y a une spontanéité avec les auditeurs qui appellent. Ils ne vont pas faire 30 secondes comme un chroniqueur. Chaque matinale est différente de ce que j'avais pensé qu'elle serait. J'arrive avec mes feuilles, tout ce que j'ai préparé car ça me donne un fond pour faire face. Mais en vrai, tout peut arriver sur RMC", confie Apolline de Malherbe le temps d'une page de publicité. À 8h25, la journaliste a 3 minutes pour changer de studio et passer au "Face à face", la grande interview politique de la matinale co-diffusée sur BFMTV. Elle a d'ailleurs écrit et modifié ses questions pour Gérard Larcher, son invité du jour, jusqu'au dernier moment, sur son téléphone. 

Pas de plan B pour "Le face à face"

Un temps fort de la matinée qui nécessite une grande réactivité. "Ça nous arrive de changer la veille pour le lendemain matin parce qu'on estime que l'invité qu'on avait prévu correspond moins aux thématiques du moment. On s'appelle avec Apolline plusieurs fois dans la journée en se disant : 'Tu es sûre que c'est la bonne personne pour demain ?', et s'il faut on change. Par contre, il n'y a pas de plan B en cas de désistement", explique auprès de Puremédias Laurie Madile, rédactrice en chef adjointe du "Face à face", qui se réjouit pour l'instant de n'avoir "jamais connu l'annulation à minuit la veille".

Une fois l'interview terminée, trois pas à faire pour se retrouver sur le plateau d'"Apolline de 9 à 10", une tranche qu'elle anime depuis janvier 2025 sur BFMTV. "Toute la matinée, je change de casquette et en même temps je crois que j'ai toujours toutes les casquettes en même temps", souligne Apolline de Malherbe. "Je valide", sourit Laurent Neumann, éditorialiste présent en continu sur cette dernière heure de direct. Le temps d'une dernière page de publicité, la journaliste fait le point sur les manifestations lycéennes du jour avec son rédacteur en chef Pierre Rigo. "Dis-moi, on en est où ? C'est calme ou il y a des endroits où ça chauffe ?". Puis, pendant une heure, elle alterne entre les directs avec les envoyés spéciaux partout sur le terrain, les analyses en plateau et les points réguliers sur la situation. 

"À 10 heures, je suis déjà dans la journée de demain"

Puis, à 10h, la ligne d'arrivée. "Là, c'est le moment où j'ai l'impression de d'avoir laissé derrière moi ce marathon. Mais directement, quasiment sans transition, je passe à la journée de demain. J'ai à peine le temps de souffler, de débriefer avec les équipes, qu'on anticipe sur demain : qui on invite ? Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on organise ? En fait, à partir de 10h, on est censé être mardi, mais moi je suis déjà mercredi", confie Apolline de Malherbe, qui croise son amie Estelle Denis sur le chemin de son bureau puis, après quelques vannes échangées, c'est l'heure du débrief et... de la sieste tant attendue. "Je vais dormir une heure sur ce canapé, en boule. Tout le monde le sait dans la rédaction. Donc je mets un petit panneau sur la porte pour dire que je dors, et personne ne vient me déranger. J'ai toujours des boules Quies sur moi et à tout moment je peux décider de dormir. Même 3 minutes, parfois je sais que ça va me requinquer". La micro-sieste, le secret de cette maman de 4 enfants pour tenir un rythme aussi dense et être toujours d'attaque pour enchaîner les matinées à 100 à l'heure.

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Par Léa Stassinet | Journaliste
Venue du royaume d'"Intervilles" (Mont-de-Marsan), Léa Stassinet a été bercée par la "Nouvelle Star". Elle ne rate jamais les César ni l’Eurovision, synonymes de soirée pronostics entre amis. Passionnée de tennis et de politique, elle suit toutes les soirées électorales, sauf pendant Roland-Garros.
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