Après 39 ans de bons et loyaux services, Philippe Robuchon quitte RTL. Entré en décembre 1986 comme jeune reporter stagiaire, le journaliste n'a jamais quitté la maison rouge, y occupant successivement les postes de journaliste de terrain, de présentateur des journaux ou dernièrement celui de rédacteur en chef. Sur les réseaux sociaux, ses collègues lui ont rendu hommage. Guillaume Ouattara évoque "le pétillant Robuche" et espère avoir hérité "d'un peu de son ADN RTL". Nicolas Ginest salue sa "bienveillance, sa rigueur et son humour au bocal". Flora Granchette, elle, se souvient de ses débuts à ses côtés : "Un reporter dans l'âme, pédago, toujours de bonne humeur."
Ce dimanche, dans "RTL Soir Week-End", Vincent Parizot a tenu à saluer cette figure de la station. "On a un peu poussé les meubles avant 19h pour saluer un collègue, un confrère, un modèle, un taulier", lance-t-il, visiblement ému. Le journaliste déroule alors "une métaphore maritime" : "Arrivé moussaillon pour finir aux manettes, toujours sur le pont, à bord ou sur le terrain… Vous avez tout fait puisqu'il sait tout faire."
Et de rappeler ce qui fait, selon lui, l'essence de RTL : "populaire, familial, chaleureux. Alors on devrait vous prélever ce soir une mèche de cheveux pour garder votre ADN, Philippe, parce qu'il matche parfaitement avec celui d'RTL. Ça pourra nous être utile. J'ajoute qu'en plus de tous vos talents, vous en avez un immense. Vous savez que la bonne humeur et la bienveillance sont des marques de savoir-vivre inestimables quand on travaille en équipe."
"Alors bon vent, l'ami", conclut Vincent Parizot, avant d'avoir une pensée pour Marie-Bénédicte Allaire, compagne de Philippe Robuchon et ancienne figure du service politique, elle aussi récemment partie. "Maintenant le plus dur est à faire pour vous : enjamber le bastingage, saluer l'équipage. 39 ans. Le stage a duré." Puremédias vous propose de découvrir l'extrait ci-dessus.
"Le stage avait commencé le 26 décembre 1986", confirme Philippe Robuchon lui-même. Il raconte alors cette époque d'avant Internet, d'avant les téléphones portables, d'avant le numérique : "On faisait du montage avec des ciseaux, du collant… Pour envoyer un reportage par téléphone, on entrait dans une cabine et on dévissait le haut-parleur pour mettre les pinces crocodiles. C'était la préhistoire. J'ai vécu toutes ces mutations."
Une vie de radio, marquée aussi par des rencontres improbables, comme celle des Rolling Stones aux États-Unis : "On m'a demandé : 'Qui parle à peu près anglais ?' J'ai levé la main. Une semaine après, j'étais à New York avec Nagui, face à Mick et Keith." Son parcours, pourtant, n'allait pas de soi. "Je ne viens pas d'une famille de journalistes. Mon papa était maçon, ma maman secrétaire dans une petite entreprise du bâtiment", confie-t-il. Pour la première fois en 39 ans d'antenne, il cite même le village de son enfance : "Saint-Mars-la-Jaille, dans la campagne nantaise".
Vincent Parizot lui a offert un ultime clin d'œil ce dimanche soir : "Attention de ne pas vous planter pour votre dernier lancement, mon cher Robuche." Le journaliste a répondu avec simplicité et émotion : "J'embrasse les journalistes de RTL, tout le personnel, et j'embrasse les auditeurs."

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