Samedi 25 avril, le président des États-Unis Donald Trump assistait, depuis l'hôtel Hilton de Washington, au traditionnel dîner des correspondants de la Maison Blanche. Un rendez-vous annuel, qui réunit personnalités politiques et acteurs du monde des médias. Cette année, le président assistait à ce dîner de gala en compagnie de sa femme Melania et de son état-major (sa porte-parole Karoline Leavitt, le vice-président JD Vance ou encore le Secrétaire d'Etat Marco Rubio). Quelques minutes après le lancement de ce dîner, des coups de feu retentissent à l'extérieur de la salle. Rapidement, les convives se mettent à l'abri sous les tables, et les personnalités politiques, dont Donald Trump, sont exfiltrées. Le tireur, rapidement intercepté par des agents du Secret Service, n'aura pas réussi à pénétrer dans la salle où se tenait le dîner. Qualifié par le président des États-Unis de "loup solitaire cinglé", l'auteur présumé des coups de feu, inculpé de deux chefs d'accusation, dont celui de "l'usage d'une arme à feu lors d'un crime violent", sera entendu ce lundi par la justice.
Présente dans la salle du dîner des correspondants de la Maison Blanche avec une centaine de confrères journalistes ce 25 avril, la journaliste française Laurence Haïm a témoigné de l'attaque le 26 avril sur BFMTV. "Il y a beaucoup de pensées qui se sont faites dans nos têtes. Dès qu'on a entendu les coups de feu, on a compris qu'il se passait quelque chose. Vous savez que quand vous couvrez le président Trump qu'il a déjà été victime de deux tentatives d'attaque contre lui. [...] On sait, avec ce qu'il se passe sur les armes à feu, que des fusillades peuvent se produire dans n'importe quel endroit. On savait d'une certaine manière, dès qu'on a entendu les coups de feu, que ce n'était pas un feu d'artifice, et on s'est donc tout de suite mis sous la table", a détaillé la journaliste, régulièrement sollicitée par les chaînes infos pour son expertise sur les États-Unis.
"Moi ce que je retiens, c'est le silence impressionnant : ça a duré 1 minute. Il y a eu cet homme dans la salle qui a créé 'USA, USA !' mais [sinon] le silence. Il n'y a personne qui a couru vers les portes. On s'est tous dit : la porte va s'ouvrir, on ne sait pas s'il va y avoir un homme, un commando. On est dans une période quand même extrêmement sensible... Qui va rentrer et tirer sur nous tous ? On ne savait pas, a raconté Laurence Haïm. Je crois que j'ai dit à mes collègues 'Baissez la tête, baissez la tête' car dans ce genre [de situation], si vous levez la tête pour voir ce qu'il se passe, en général c'est là où une balle peut arriver et vous tuer. Vraiment, on ne savait pas ce qu'il se passait et je crois que la peur, on l'a tous eue. On a eu la peur que la porte s'ouvre et que quelqu'un arrive pour nous tirer dessus et tirer sur le président des États-Unis."
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