"Des accusations infondées". Mis en cause par CNews dans "L'heure des pros", la rédaction de France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur ne s'est pas laissée faire et a publié un droit de réponse. En cause, une attaque du chroniqueur Olivier de Lagarde, corroborée par Pascal Praud, sur la couverture d'un viol d'une nonagénaire par la chaîne locale. Durant son intervention, le journaliste qui a fait carrière sur France Info s'est étonné que ce sujet soit "passé sous les radars". "Violée par un OQTF, par une personne sous OQTF ! La presse s'en fiche !", a lancé le présentateur vedette du groupe Canal+ à l'un de ses experts en plateau. Celui-ci a affirmé "être allé sur le site" du média pour trouver l'information... en vain. "Il n'y a pas un mot là-dessus. La Une c'est sur : 'Il faut éveiller les consciences”: quand l’évêque de Sanremo fait passer un message anti-avortement par le son des cloches'. Ça c'est la une du site de France 3 PACA, et il n'y a pas un mot, pas un mot, j'ai cherché sur cette histoire qui se passe à Nice !", s'est offusqué le sexagénaire.
"Je suis d'accord avec vous" a abondé dans son sens un Pascal Praud sidéré, avant de lancer un reportage maison sur ce fait divers. Au retour en plateau, il s'est faussement interrogé : "Comment expliquer ce silence ? On connaît la raison : parce que l'on ne veut pas parler de l'immigration et de ses méfaits." Cette offensive n'a pas été appréciée par les dirigeants de France 3 PACA, lesquels ont souhaité remettre l'église au centre du village. Un démenti publié le 27 janvier en fin d'après-midi fait état d'un sujet publié deux fois sur le site : une première fois en Une le vendredi 23 janvier à 19h48 et dans un second temps le dimanche 25 janvier à 11h26 lorsque le violeur présumé a été identifié.
"Cette mise en cause du service public est inacceptable et intolérable pour les équipes de France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur qui remplissent leur mission chaque jour avec professionnalisme, rigueur, honnêteté et objectivité. Nous n’avons pas de leçons de journalisme à recevoir de CNews", dénonce Samuel Peltier, directeur régional de France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.
La rédaction nourrit son dossier à charge contre CNews en précisant qu'une équipe de France 3 Nice s'était rendue sur les lieux des faits, le vendredi 23 janvier, jour du crime, avec des images et interview d’un membre du syndicat Alliance réalisées et diffusées dans le "19/20". L'information a été reprise deux jours plus tard dans l'édition du "12/13" avec les précisions apportées entre-temps par le communiqué publié par la procureur de la République de Nice concernant le statut OQTF du suspect arrêté.

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