"The Best" : Lara Fabian, Alessandra Martines, Arturo Brachetti et Sébastien Stella se confient

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"The Best" : Lara Fabian, Alessandra Martines, Arturo Brachetti et Sébastien Stella se confient
A l'occasion du lancement de "The Best" ce soir sur TF1, puremedias.com a pu interroger les quatre jurés, Lara Fabian, Sébastien Stella, Alessandra Martines et Arturo Brachetti.

Ce soir, TF1 lance son nouveau talent show, "The Best, le meilleur artiste", produit par Shine France ("The Voice, la plus belle voix", "Masterchef", "Baby Boom"). Animé par Estelle Denis, ce programme compte également sur ses quatre jurés de prestige : Lara Fabian, Arturo Brachetti, Alessandra Martines et Sébastien Stella. A l'occasion du lancement de "The Best", puremedias.com a pu s'entretenir avec le jury de l'émission de TF1.

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Propos recueillis par Kevin Boucher.

"C'est très enrichissant, artistiquement et humainement"

puremedias.com : Comment vous êtes-vous retrouvés dans "The Best, le meilleur artiste" ?

Lara Fabian : Ca a commencé par un coup de fil. (Rires)

Arturo Brachetti : Dès le premier jour, on a copiné. Alessandra, je la connais depuis trente ans. Lara, tout de suite, elle me parle en italien sans accent. Et tout de suite, on a commencé à rire avec des gros mots, des conneries comme ça. Puis on a rigolé sur Sébastien qui est d'origine italienne mais qui fait semblant de ne pas comprendre... Et, en étant tous des artistes avec un long parcours, on n'est pas habitués à vendre de la fumée. On est habitués à vendre de la transpiration, des choses qui nous ont pris du temps à présenter sur scène. On est tous épanouis. Il n'y a pas de frustration, de méchanceté. Alors on a très facilement été copains, surtout qu'on n'a pas de concurrence. Et même les artistes ne sont pas en lutte ou en jalousie les uns envers les autres. On se respecte beaucoup.

Lara Fabian : Ca, c'est le vrai climat.

Arturo Brachetti : J'étais très honoré d'être parmi un choix très restreint pour être juré.

Sébastien Stella : Ils nous ont choisi pour notre profil artistique, pour notre carrière, pour ce que ça pouvait apporter à l'émission.

Alessandra Martines : Moi, j'ai fait deux saisons de "Danse avec les stars". J'ai arrêté pour cause de maternité et quand TF1 m'a proposé "The Best" en m'expliquant le concept, j'ai tout de suite été ravie. Là, il y a de nombreuses disciplines avec les meilleurs, chacun dans leur spécialité. C'est très enrichissant, artistiquement, humainement, d'être confrontée à ça.

Lara, on vous attendait plutôt dans un télé-crochet que dans une émission où l'on multiplie les arts.

Lara Fabian : Pour moi, la discipline du chant est une discipline artistique. Et lorsqu'on est chanteur, on n'est pas forcément debout, derrière un micro, à n'être qu'une voix. On fait partie d'un contexte dans lequel d'autres arts s'expriment aussi. Moi, c'était l'évidence de pouvoir partager mon expérience en tant qu'artiste. J'ai tout fait pendant ma vie : je pars de rien et avant d'arriver à être seule et bien assise face à un réel public, j'ai fait un peu tous les métiers qui permettent de réaliser la prouesse que c'est de faire le spectacle. C'est comme ça que j'aborde "The Best" quand je regarde un artiste. Je sais ce que ça fait d'être là, je sais les heures que ça représente, la dévotion, l'implication... Dans cette émission, il y a des choses très impressionnantes. On comprend vraiment quand on regarde "The Best" que c'est un art comme un autre, une discipline comme une autre dans laquelle j'ai la place d'une artiste comme une autre.

"Il y a des numéros qui ne sont jamais passés à la télévision ou sur internet"

Et vous, Arturo, vous êtes spécialiste du quick-change. Si un artiste de cette discipline se présente, vous n'avez pas peur d'être trop sévère, en connaissant la plupart des techniques ?

Arturo Brachetti : Je les ai inventées ! (Rires) Tout ce qui suit, au début, je le voyais comme une espèce de concurrence alors que j'ai vu que non. Il y aura sûrement un jeune qui va porter ça à un autre niveau. Mais tous les numéros de quick-change dans le monde en ce moment se copient. Ils remplissent d'un packaging, souvent une personnalité sans âme alors que moi, j'ai toujours pensé à exploiter des idées. Pour le moment, ce que je vois dans le quick-change, c'est juste des changements de costume. C'est comme jouer vite du piano, ça ne veut pas dire que tu deviens un grand pianiste. Moi, je vais juger la surprise, si techniquement ils ont apporté quelque chose en plus... Je suis surpris par l'invention ou si on mélange des choses ensemble.

Vous êtes bon public face aux numéros ?

Tous : Oui oui.

Alessandra Martines : On se laisse porter par les émotions.

Arturo Brachetti : Très souvent, on est très surpris. Il y a des numéros qui ne sont jamais passés à la télévision ou qui ne sont pas sur internet !

Sébastien Stella : C'est une prouesse de la production d'aller chercher des talents qui n'ont jamais posté leurs vidéos sur YouTube et qui ont toujours été occupés à travailler dans un cabaret ou dans un cirque. Arriver à aller les booker et à les ramener, vraiment, c'est fort.

"J'ai du mal avec les contorsionnistes"

Vous envisagez déjà de travailler avec des artistes de "The Best" ?

Sébastien Stella : Oui oui, j'ai déjà commencé ! (Rires) C'est une super belle opportunité. Il ne faut pas oublier qu'il faut s'entraider. Si quelqu'un mérite d'avoir sa place dans un projet, dans un spectacle, dans une vidéo, dans une publicité... tout le monde est gagnant d'avoir la bonne personne, la bonne performance artistique !

Il y a des numéros qui vous mettent mal à l'aise ? Certains n'aiment pas les contorsionnistes par exemple.

Lara Fabian : C'est drôle que vous disiez ça, c'est notre cas ! Alessandra et moi, on a un peu de mal. Peut-être même elle plus que moi.

Alessandra Martines : Oui, j'ai du mal avec les contorsionnistes. Je n'enlève rien à leur côté technique, à leur travail que je respecte énormément. Mais je dis que je suis plus ou moins touchée selon ce que je vois. Il y a eu un numéro d'une chanteuse contorsionniste. Là, ça ne m'a pas gênée, c'était vraiment artistiquement très, très beau à voir. Ce n'était jamais dérangeant. En revanche, il y a eu d'autres numéros où des contorsionnistes utilisaient surtout la partie haute du corps d'une façon vraiment poussée à l'extrême. J'ai dit que ça m'avait gênée. Mais je m'incline et je sais à quel point c'est difficile. Je souffre dans mon corps quand je les regarde.

"Ce n'est pas les Bisounours !"

En tant que professionnels, ce n'est pas trop difficile de noter d'autres professionnels ?

Lara Fabian : C'est là que l'humain prend le dessus.

Alessandra Martines : Comme on est à 50/50 avec le public, il nous aide aussi à départager.

Sébastien Stella : C'est délicat mais les artistes savent qui on est. C'est un partage. Ils ont hâte pour la plupart de savoir un peu ce qu'on en a pensé.

Lara Fabian : Il y a des artistes, lorsqu'on est passé derrière, ils m'ont dit "C'était un honneur d'exécuter notre art devant vous". Dans ma chaise de jurée, je me rappelle combien c'est important d'avoir quelqu'un qui vous encourage à aller plus loin encore. On est plus des guides que des censeurs.

Sébastien Stella : Il n'y a pas d'amertume dans ce milieu-là. Il y a des artistes qui me connaissent en tant qu'ami mais ça ne change rien dans mon jugement. Ils viennent simplement performer, partager ce qu'ils font et en mettre plein les yeux.

Arturo Brachetti : Il n'y a jamais d'humiliation, ni de sarcasmes. J'ai horreur de voir des sarcasmes !

Le côté positif de la critique et de l'émission en général a joué dans votre décision de participer à "The Best" ?

Tous : Ah oui !

Arturo Brachetti : Parfois, ce n'est pas seulement pour faire évoluer l'artiste mais pour faire comprendre au public la différence de valeur, de travail qu'il y a derrière.

Sébastien Stella : Vous l'avez souligné, tout est positif. C'est vraiment une grosse différence en matière de télévision aujourd'hui. Nous, on n'est pas des guignols. On a tous nos carrières, on est tous occupés. Si on vient faire ça, c'est parce qu'on veut garder cette positivité. Et les artistes qui viennent le savent, ils n'ont pas que ça à faire.

Alessandra Martines : Et puis ils sont dans l'excellence. On ne va pas leur mettre 0.

Lara Fabian : Je crois sincèrement qu'il est l'heure d'un peu de bienveillance, d'un peu de soleil, d'un peu d'enthousiasme. Ca fait du bien. On ne traverse pas une période facile, en général. Je crois que les gens vont être très heureux face à du grand spectacle chaleureux. Ils en ont besoin. Mais ce n'est pas "Les Bisounours", ce n'est pas "L'école des fans". On ne va pas leur mettre des 10.

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