C'est la disparition d'une publication incontournable, qui a marqué plusieurs générations de lecteurs. On apprend en cette fin mai la fin du magazine "Je bouquine", édité depuis 1984 par les éditions Bayard. Annoncée par "Le Monde" et confirmée par "Le Parisien", l'information a fuité alors que Bayard a engagé il y a peu un "plan de compétitivité", qui a donc signé la mort de la parution destinée aux adolescents et qui se trouvait en déficit.
Début avril, le groupe Bayard avait en effet annoncé un plan envisageant jusqu'à 59 suppressions de postes (5% de ses effectifs). Avec la disparition de "Je bouquine", ce sont trois postes qui vont disparaître, deux qui vont être modifiés ("Le Monde" annonce lui la suppression pure et simple des quatre postes à temps plein), et deux postes de pigistes qui vont être supprimés, ont précisé des sources syndicales au "Parisien". 10.000 exemplaires de ce magazine qui proposait à chaque parution une nouvelle inédite, des conseils pour la lecture, de la bande-dessinée et l'essentiel de l'actualité culturelle destinée aux adolescents étaient écoulés tous les mois, principalement par abonnements, précise "Le Parisien".
Selon les élus des salariés du groupe Bayard, cités par "Le Monde", l'annonce de cette fermeture de "Je bouquine" va "à l’encontre du discours [...] selon lequel le rôle de la lecture à tous les âges de la vie est un levier 'éducatif mais aussi démocratique' particulièrement précieux dans le contexte sociétal actuel." Selon un représentant du personnel, la trésorerie de Bayard est à ce jour encore positive mais le groupe a préféré se séparer des maintenant de ses "services déficitaires", dont fait partie "Je bouquine", pour "enrayer les pertes". D'autres annonces pourraient suivre dans le cadre de ce Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), dont l'information-consultation doit se terminer en juillet. 20 suppressions de postes sont également envisagées du côté de Milan Presse, propriété du groupe Bayard depuis 2004. La filiale Bayard Services devrait elle aussi être concernée par des licenciements économiques.

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