Entre Pascal Praud et le service public, la hache de guerre est loin d'être enterrée. Ce lundi 22 février, sur France Inter, Charline Vanhoenacker s'est lancée dans une composition personnelle pour évoquer la marche lyonnaise pour Quentin Deranque, militant d'extrême droite tabassé à mort dix jours auparavant. Sur l'air du générique de "L’île aux enfants", l’émission de télévision du même nom des années 1970, elle a entonné, accompagnée d’un guitariste : "Voici venu le temps des manif’ bon enfant, dans les rues de Lyon, l’extrême droite, c’est trop mignon. C’est le moment joyeux des fachos heureux, des nazis gentils, travail, famille, patrie". La parodie d'un peu plus de trois minutes, saluée par un "Casimir et les gentils nazis ce matin dans le studio" de la présentatrice Mathilde Serrell, a fait bondir certains internautes.
La séquence n'a également pas plu au présentateur de "L'heure des pros" sur CNews et à ses chroniqueurs. Le soir même, tous ont débattu du traitement médiatique de l'affaire Quentin au-dessus du bandeau affiché à l'antenne : "Quand la radio publique rit de la mort de Quentin". Pascal Praud a ouvert la voie en exposant la chanson de l'humoriste belge "qui fait glousser le studio de France Inter". Une fois l'extrait du morceau diffusé, l’avocat Gilles-William Goldnadel a pris la parole en premier pour se payer la tête de celle qui "est très mal placée pour donner des leçons de conduite". "C’est quand même celle-là qui a dessiné les moustaches d’Adolf Hitler sur le juif Zemmour et qui a beaucoup ri lorsque son collaborateur a traité le Premier ministre israélien de 'nazi sans prépuce'. Voilà la grande résistante !", s'est-il indigné.
Le directeur de la rédaction du "JDD" Geoffroy Lejeune a ensuite pris le relais pour dénoncer le fait que Charline Vanhoenacker "ne fasse plus rire personne". Une position d'abord modérée par le maître des débats. "Je trouve que ce n’est pas drôle mais c’est subjectif d’être drôle. Ça ne vous fait peut-être pas rire", a-t-il souligné, avant de se montrer moins nuancé dans son analyse : "Elle est mauvaise. Elle n’a pas de talent". Trouvant son confrère sur RTL Philippe Caverivière beaucoup plus pertinent dans ses billets d'humeur, il a continué de critiquer l'une des voix majeures de la première radio de France. "Elle, c’est bête et méchant. En fait, ce n’est rien", a-t-il conclu avant de passer au thème suivant.
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Le lendemain, rebelote dans son émission matinale. Le sujet a de nouveau été placé dans le conducteur avec la même analyse critique. "On ne va écouter que 20 secondes de ces notes sur France Inter parce que je ne veux pas en écouter davantage", a d'abord amorcé Pascal Praud. "Que dire ? La liberté d'expression bien sûr, c'est payé par nos impôts bien sûr", a d'abord essayé de tempérer le chef de bande. Puis, il a de nouveau lâché les chevaux : "D'abord ce n'est pas drôle, c'est irrespectueux, bête, méchant et sans talent".

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