"C’est une information particulièrement inquiétante que je peux vous révéler ce [dimanche] soir. Une information du 'Journal du dimanche' qui nous a été donnée par la DGSI, comme quoi des kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs Scorpion ont été retrouvés parmi les mains d’émeutiers […] présentés comme proches de la mouvance islamiste. […]. Des individus ont été repérés à Paris, en région parisienne, également à Marseille et à Lyon." Dimanche 18 octobre, en direct sur CNews, la journaliste du "JDD" Lara Tchekhov affirmait que des émeutiers avaient été aperçus en possession d'armes de guerre, citant la Direction Générale de la Sécurité Intérieure : une information démentie depuis fermement par la Sécurité Intérieure.
"C’est complètement faux. Le fond est faux et la source, la DGSI, ne s’est pas du tout prononcée sur le sujet. La DGSI dément complètement cette information", a affirmé le 19 octobre la Sécurité Intérieure auprès de la rubrique "Check News" de "Libération". Un démenti formel de l'information a également été confirmé au "Monde", et à la chaîne BFMTV. "Contactée par BFMTV, la DGSI dément formellement avoir informé ou avoir été contactée par des journalistes du 'JDD', et dément tout aussi catégoriquement la véracité de ces informations. D'autres sources policières jointes par BFMTV démentent aussi catégoriquement ces informations", a ainsi écrit sur le réseau social "X" Alexandra Gonzalez, cheffe-adjointe du service police-justice de la chaîne du groupe CMA Média. Lara Tchekhov, contactée par "Libération", a elle maintenu ses informations, certifiant détenir des preuves photos.
Dans le même temps, le groupe de l'armateur Rodolphe Saadé dénonçait hier des violences en marge des manifestations organisées le 17 octobre. "Une équipe de BFMTV a été prise à partie à Nantes pour l'empêcher de filmer les pillages. Une de ses journalistes a été blessée au dos en résistant pour garder son matériel", avait dénoncé le groupe média dans un communiqué de presse. "À Paris, une autre équipe de BFMTV a dû interrompre son reportage sous la menace alors qu’elle filmait les dégâts causés par les casseurs". Un photographe du journal "La Provence" a également été pris pour cible. "Le groupe CMA Media s'associera aux dépôts de plainte de ses journalistes. Il condamne fermement ces attaques intolérables qui entravent le travail de ses équipes sur le terrain et qui remettent en cause le droit d'informer", pouvait-on également lire.
