Régulièrement pointé du doigt par l'Arcom pour défaut de maîtrise d'antenne, Pascal Praud a cette fois réagi. Dans son émission matinale du 23 février, le présentateur vedette de CNews a dû tempérer les propos racistes et sexistes de l'un de ses chroniqueurs envers Aya Nakamura. Les personnes en plateau débattaient de la cérémonie de clôture des JO d'hiver de Milan-Cortina et comparaient les galas de la compétition italienne à ceux de Paris 2024. L'animateur a reconnu sa préférence pour celle qui s’est tenue dans le cadre antique des arènes de Vérone. "Je préfère l'opéra et les images de 'La Traviata' que l'on vient de voir, mais dire qu'on aime des images belles, c'est quasiment être d'extrême droite", a indiqué Pascal Praud, beaucoup moins laudatif concernant le spectacle offert par Thomas Jolly dans la capitale.
Mais il ne s'attendait pas à ce que Richard Millet dérape en donnant dans la foulée son avis. "Je préfère 'La Traviata' à cette énorme chanteuse malienne qui chantait devant l’Académie française", a lancé l'écrivain et essayiste polémique, interrompu dans son intervention par Sarah Saldmann. "Non, c'est irrespectueux", l'a sermonnée l'avocate, cette fois-ci plus active que la fois où elle s'était tue au moment de l'anecdote polémique racontée par Karine Le Marchand. "C'est une provocation", a néanmoins pu ajouter l'homme aux idéologies d'extrême droite sur la place offerte à l'interprète de "Pookie" pendant la cérémonie d'ouverture.
D'abord en retrait, Pascal Praud a été contraint d'assumer son rôle de maître des débats. "Je suis obligé de modérer, c'est votre avis, c'est votre goût", a-t-il glissé tout sourire, sans un mot pour le qualificatif donné à l'une des artistes françaises les plus écoutées dans le monde. C'est Sarah Saldmann qui s'en est chargée pour lui. "Vous dîtes Aya Nakamura, vous n'êtes pas obligés de la décrire comme ça", a insisté la chroniqueuse, énervée. "Son nom m'a échappé", s'est modérément excusé son voisin de table. Puremédias vous propose de découvrir cette séquence dans la vidéo en tête d'article.
La vidéo a été relayée sur les réseaux sociaux, commentée, et l'Arcom a été mentionnée à plusieurs reprises pour qu'elle puisse se pencher sur ce dérapage en direct. "Arcom, à quand la fin de ce massacre médiatique quotidien ?", peut-on notamment lire sur X parmi la myriade de réactions outrées. Beaucoup d'internautes pointent du doigt le pedigree de Richard Millet, aux interventions souvent teintées de racisme, et auteur d'un "éloge littéraire" au tueur islamophobe Anders Breivik, qui a commis la pire attaque terroriste de l’histoire de la Norvège.

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