Apple TV s'est trouvé un nouveau mastondonte pour booster son catalogue en la personne de "Monarch - Legacy of Monsters". Mis en ligne le 26 février dernier, le deuxième volet de la saga de science-fiction connaît un démarrage fulgurant sur la plateforme à la pomme avec la première place des audiences mondiales. Les abonnés de 52 pays, dont ceux de l'Inde, du Japon ou encore du Mexique, ont privilégié cette nouvelle salve d'épisodes du MonsterVerse à la saison 3 de la drolatique "Shrinking" et à la suite de la plus musclée "Hijack". En France, la seconde conserve la préférence des souscripteurs au service de streaming, mais d'une courte tête, d'après les chiffres de "Flixpatrol". La diffusion progressive, et jusqu'au 1er mai, des chapitres pourrait aider la création de Chris Black, appréciée par la critique, à s'installer durablement au sommet.
Portée par Kurt Russell, Wyatt Russell, Anna Sawai et Ren Watabe, cette production spectaculaire a en effet tout pour plaire, à commencer par son univers de créatures sacrées dans la lignée de "Godzilla". Le premier tome suivait un frère et une sœur à la recherche des liens unissant leur famille à l'organisation secrète nommée Monarch, chargée d'étudier les titans. Dans la saison 2, le destin de cette mème institution, et celui du monde, sont en jeu. Des secrets enfouis réunissent nos héros (et leurs ennemis) sur Skull Island, l’île de King Kong, et dans un nouveau village mystérieux, où un géant mythique surgit de la mer. Le récit va aussi s’intéresser aux "ondes de choc" du passé : les décisions prises par Keiko, Bill Randa et Shaw dans les années 1950 continueront d’avoir des effets sur Cate, Kentaro et May dans le présent.
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Pour comprendre la suite, il faut revenir aux bases posées par la saison 1. La fiction, rendant un hommage appliqué au cinéma d'action catastrophe, navigue en effet entre plusieurs temporalités - des années 1950 à l’après-destruction de San Francisco par Godzilla - pour raconter comment Monarch s’est construite dans l’ombre, au fil des apparitions de colosses aux quatre coins du globe. Si sa mise en scène et ses effets spéciaux seront appréciés par les amateurs du genre, l'intrigue se concentre davantage sur les conséquences des attaques, qui façonnent les trajectoires humaines. Ce choix permet une approche plus intime que grandiloquente, pensée comme un trait d’union entre les films du MonsterVerse.

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