Le point final d'un dossier qui aura duré 3 ans ? En 2023, France 2 et "Complément d'enquête" diffusait sur son antenne un documentaire baptisé "La chute de l'ogre", consacré à Gérard Depardieu, alors visé par plusieurs accusations de violences sexuelles. Les images montraient le comédien, accompagné de l'écrivain Yann Moix en Corée du Nord, sexualiser une fillette faisant de l'équitation. Tout en reconnaissant avoir un "langage fleuri", l'interprète de "Cyrano de Bergerac" avait longtemps contesté les faits, assigné en justice le magazine du service public pour "montage illicite", avant d'abandonner toutes les poursuites judiciaires, le 17 avril dernier. Un premier coup de théâtre salué par le groupe audiovisuel dans un communiqué : "France Télévisions se félicite de ce désistement, qui met fin à deux années de procédure, de polémiques et de fausses informations ayant gravement mis en cause la rigueur et le professionnalisme des équipes de 'Complément d'Enquête'.
Ce vendredi 15 mai, France Télévisions a une nouvelle, et peut-être dernière, occasion de se congratuler puisqu'elle, ainsi que la société de production Hikari, ont été officiellement relaxées de toutes les charges à leur encontre. Alors que Gérard Depardieu, représenté par maître Delphine Meillet, avait abandonné le procès, Yann Moix, conseillé par le sulfureux Jérémie Assous (le premier avocat de l'acteur dans ce dossier, ndlr), a persisté et plaidé "l'abus de confiance". C'est lui qui avait filmé les images images ayant servi de base au sujet du magazine d’investigation de France 2. Or, Tristan Waleckx, présentateur de "Complément d'enquête", révèle que l'ex-chroniqueur d'"On n'est pas couché" a été débouté de ses demandes lors du délibéré. Le tribunal l'aurait jugé de "mauvaise foi", souligne le journaliste.
Le conseil de Yann Moix avait tenu à démontrer lors de l'audience du 17 avril dernier la relation d’employeur à salarié que la société de production Hikari aurait tenu face à son client, présent au côté de Gérard Depardieu en Corée du Nord. "Ça fait 3 ans que je me bats. J’ai investi toutes mes économies dans ce procès, qui est une insulte à ma dignité" avait-il lancé tout en interrompant la présidente pendant la séance.
Aussitôt l'émission diffusée, le polémiste s'était insurgé et avait assuré que ses propos choquants avaient été tenus hors contexte et relevaient du montage "illicite" et de "l'abus de confiance". Puis, il avait chargé sa version en expliquant que ces images appartenaient à un "film de fiction". "Comme dans 'La Chèvre', je joue Pierre Richard. Gérard Depardieu joue Gérard Depardieu. Donc on exagère tout", plaidait-il sur Europe 1. Une ligne de défense qui n'avait déjà pas convaincu à l'époque.

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