Lady Gaga en concert : une diva très proche de ses fans

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Lady Gaga en concert : une diva très proche de ses fans
Que les parisiens se préparent : Lady Gaga sera sur la scène de Bercy dimanche et lundi, et son concert à Lyon a donné de bonnes indications de ce qu'on pourra en attendre. Des tubes, rien que des tubes, et un rapport très singulier au public.

Avec l’annonce le jour même de six nominations aux Grammy Awards, dont la deuxième consécutive dans la catégorie Album de l’année, Lady Gaga avait quelque chose à célébrer le 2 décembre dernier à Lyon. Sans grande surprise, son "Fame Monster" a rythmé 2010 comme son prédécesseur avait dominé 2009. Et sur scène, la new-yorkaise a livré un show efficace, propre et émouvant. Mais surtout, elle a excellé en créant encore une fois un rapport avec le public qu’aucune autre diva pop n’a su créer jusque-là. Elle devrait faire de même lors de ses deux shows parisiens des 19 et 20 décembre, initialement prévus en octobre et reportés en raison des mouvements sociaux qui ont secoué la France. Il s’agira là des deux dernières dates européennes du "Monster Ball Tour" et des deux derniers shows de la star pour l’année 2010.

La pop est Gaga, ou n'est pas



Et un show de Lady Gaga est la transposition exacte sur scène de ce qu’est la star. Tout d’abord, force est de constater que la chanteuse n’a pas révolutionné la musique pop. Les copier-coller d’Abba, Madonna ou Gwen Stefani affluent sur CD comme en live. Mais en émergeant alors que Madonna, Britney, Gwen et Christina étaient aux abonnées absentes, Stefani Germanotta s’est emparé du flambeau, comme une reine en tue une autre pour prendre le contrôle de la ruche. Jusqu’à faire oublier que ses aînées lui avaient ouvert la voie. Oui, la Gaga est une espèce invasive, et ce sont les provocatrices de l’ère pré-"Just Dance" qui sont désormais accusées de copier… La pop est donc forcément Gaga, ou n’est pas.

C’est pourtant justement avec "Dance in the dark", très très inspiré du "Vogue" de Madonna, que les shows du "Monster Ball" deuxième version démarrent. La mise en scène est assez épurée : la silhouette de la star est projetée en ombre chinoise sur le rideau blanc qui cache la scène, et chaque mouvement déclenche l’hystérie dans la salle. Suit un show de deux heures durant lequel tous les titres de "The Fame Monster" et la plupart de "The Fame" s’enchaînent.

Et alors que les prestations télé de la chanteuse donnent souvent à voir des versions profondément retravaillées de ses titres, le concert se cantonne malheureusement presque exclusivement aux versions studio. Seule concession : l’incursion bienvenue à la fin de "Love Game" du Chew Fu remix du titre (en featuring avec Marilyn Manson). Il n’en reste pas moins que la setlist offre une concentration de tubes impressionnante pour une star qui n’en est qu’à son deuxième album.

Un rapport aux fans jamais vu chez les divas pop



Mais c’est aussi entre les chansons qu’a lieu le show. « Vous êtes les étoiles », a notamment lancé Lady Gaga aux 14..000 personnes réunies à la Halle Tony Garnier, au cours de l’un des nombreux moments durant lesquels les membres du public sont encouragés à être ce qu’ils ont envie d’être et à poursuivre leurs rêves. Car la révolution Gaga, c’est ça : un rapport aux fans jamais vu chez les divas pop, des surnoms affectueux aux messages perso sur Facebook et Twitter.

Alors qu’une Madonna peut passer deux heures sur scène sans presque jamais s’adresser au public, et qu’une Christina se contentera d’un « I love you too », Lady Gaga dit « nous » plutôt que « je » et « vous », et se montre vulnérable, presque sidérée d’être là. Jusqu’à donner l’impression qu’elle est autant là pour voir ses « petits monstres » de fans que l’inverse. Stratégie marketing ? Pas sûr. En tout cas, ça marche. La voir s’envoler comme un papillon lors de "So Happy I Could Die" est un moment euphorisant. De même, la souffrance exprimée lors de "Speechless" est contagieuse. Tout le reste du concert n’est qu’une grande fête, d’un "Alejandro" et d’un "Poker Face" impeccablement chorégraphiés à un "Bad Romance" final électrisant.

Pas de robe en viande à l’horizon, des tenues pas si extravagantes, très peu de sang, et un tout petit peu de salive. Juste une musicienne et une chanteuse qui chante juste, surtout lorsqu’elle offre "You and I", morceau extrait de son très attendu nouvel album "Born This Way". D’ici la sortie, Gaga aura une nouvelle fois conquis Paris, et qui sait, peut-être aussi brillé au Grammys.

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