La guerre ouverte entre Patrick Sébastien et Dephine Ernotte a repris de plus belle avec la sortie d'une chanson au langage fleuri composée par l'ancien animateur de la Deux, et directement adressée à la patronne du groupe public. Dans le morceau intitulé "Delphine" et figurant dans son nouvel album "Olé Osé" volume 2, le trublion a souhaité régler ses comptes avec celle qu'il accuse d'avoir provoqué son éviction du groupe en 2019. "Delphine, si t’avais connu ma p*ne, on aurait été si heureux / Delphine, si t’avais connu ma p*ne, on aurait été amoureux ! / Delphine si tu avais connu sa p*ne, il serait resté sur France 2", chantent notamment l'ancienne star de France Télévisions et ses choristes dans cette charge musicale aux paroles provocatrices contre la dirigeante.
"C’est tout ce qu’elle déteste : sexiste, vulgaire et grossier", indiquait son entourage dans les colonnes du "Parisien". Delphine Ernotte ne s'est pas contentée de ce commentaire laconique puisque le même quotidien rapporte ce samedi qu'elle compte porter plainte en début de semaine pour outrage sexiste et sexuel contre l'auteur de cette chanson grivoise.
Il y a quelques semaines, l'interprète de "Tournez les serviettes" avait promis de se "venger" lors de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. "Comme je continue de penser que Delphine Ernotte est intouchable, je vais me venger avec une chanson. Enfin, me venger non, mais pendant des années, elle m’a pris pour un personnage vulgaire et grossier (...) et je voudrais lui donner raison dans ma prochaine chanson", avait-il déclaré. Parole tenue avec l'arrivée dans les bacs de ce disque festif, comportant d'autres morceaux aux titres très crus comme "Il est beau le cucul", "Les Nibards" ou "C’est pas tromper".
Écarté de France Télévisions en 2019, Patrick Sébastien garde toujours une rancune tenace à l'encontre de la directrice du groupe public qui avait, dès son intronisation, voulu remplacer "les hommes blancs de plus de 50 ans" sur les antennes. Dans son morceau au refrain lancinant, le provocateur a clairement fait référence à cette formulation choc. "Je t’aurais emmenée dans les îles pour faire l’amour où il fait chaud. Tu aurais pu bronzer tranquille en caressant mes noix de coco, mes jolies noix de coco toutes blanches de plus de cinquante ans", lui indique-t-il en faisant volontairement fi de toute finesse.
Leur incompatibilité de caractères (et de style) a trouvé son prolongement pendant la commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée nationale. "Madame Ernotte s’est payé mon procès avec l’argent public", avait encore argué l'homme qui ne retient plus ses coups dès qu'il s'agit de revenir sur son limogeage.

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