C'est un hommage en chanson dont Delphine Ernotte-Cunci se serait sans doute bien passée. Ce vendredi 24 avril, Patrick Sébastien sort un tout nouvel album, "Olé Osé" volume 2, un disque composé selon les dires de l'ex-animateur sur son compte Instagram de "chansons inédites, paillardes, festives et interdites" "Toutes les chansons vous feront rire, danser et chanter ! C’est l’album idéal pour des soirées sans limites", promet l'ancien présentateur du "Plus grand cabaret du monde". Au menu de cette nouvelle setlist, on trouve la balade "Delphine", qui n'a rien de romantique contrairement à ce que l'on aurait pu croire en découvrant son nom et en écoutant la mélodie d'introduction. Destinée à Delphine Ernotte-Cunci, la patronne de France Télévisions, la chanson est l'occasion pour Patrick Sébastien de régler ses comptes avec celle qui l'a fait partir de France 2 en 2019, et contre laquelle il garde une grosse rancœur.
"Delphine, si t’avais connu ma p*ne, on aurait été si heureux / Delphine, si t’avais connu ma p*ne, on aurait été amoureux ! / Delphine si tu avais connu sa p*ne, il serait resté sur France 2", chantent l'ancienne star du groupe public et ses choristes dans une chanson paillarde aux paroles particulièrement fleuries. "Je sais bien, je devrais pas, mais c'est pas moi qui ai commencé / tu l'as ptet oublié mais c'est toi qui m'a ba*sé en premier", poursuit-il notamment, faisant de multiples références à son éviction de France Télévisions. Une chanson qui est sans doute déjà remontée jusqu'aux oreilles de la dirigeante, qui n'a pas souhaité répondre, notamment, aux sollicitations du "Parisien". "C’est tout ce qu’elle déteste : sexiste, vulgaire et grossier", a toutefois commenté l'un de ses proches dans les colonnes du journal francilien.
Écarté de France Télévisions en 2019, Patrick Sébastien en tient toujours rigueur à la directrice du groupe public qui avait tenu des propos sur la nécessité de remplacer, au sein du groupe, "les hommes blancs de plus de 50 ans". "Madame Ernotte est arrivée [à la tête de France Télévisions], elle a dit 'On ne veut pas représenter la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit'. Je suis désolé, elle est présidente, elle n'est pas propriétaire du service public. Le service public vous appartient à vous, à tous, même si vous n'avez pas les mêmes goûts que Madame Ernotte", avait notamment expliqué l'animateur, en colère, sur le plateau de "Tout beau, tout n9uf" en février. "On ne m'a rien dit. On m'a viré, comme une m*rde, excuse moi, on m'a même pas parlé, au bout de 25 ans... On m'a même pas envoyé un sms, il n'y a pas eu d'entretien. On a convoqué ma femme et on lui dit 'Vous lui direz qu'il dégage, c'est fini.'
Quelques semaines plus tard, entendu par la commission d'enquête sur la neutralité du service public, l'ancien présentateur de France 2 en avait remis une couche sur son ancienne patronne. "D’entrée, madame Ernotte voulait me dégager… clairement, avait-il notamment lancé, devant les députés en charge de son audition. Je savais pas qu’un jour on allait me reprocher d’être un homme, d’être blanc et d’avoir plus de 50 ans." Entre temps, invité à commenter les images d'un numéro de "Complément d'enquête" lui étant consacré, Patrick Sébastien avait à plusieurs reprises affirmé face à Tristan Waleckx que ce dernier avait répondu à "une commande" de son ancienne patronne, ce que le journaliste avait fermement réfuté.

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