C'est reparti ! Dimanche 6 septembre, Guillaume Meurice, Juliette Arnaud, Pierre-Emmanuel Barré et Aymeric Lompret faisaient leur rentrée avec la nouvelle saison de "La Dernière" sur Radio Nova. En direct depuis la salle de L'Alhambra, à Paris, l'équipe n'a épargné personne. À commencer par Yann Barthès et son émission "Quotidien", ainsi que le journaliste et chroniqueur Paul Gasnier.
Derrière le micro, c'est Pierre-Emmanuel Barré qui s'est chargé de délivrer quelques uppercuts au programme du groupe TF1. "Très belle rentrée pour l'émission des gros bourgeois blancs hors sol présentée par une petite fouine grisonnante qui croit tout savoir, a lancé le chroniqueur, faisant référence à Yann Barthès. "Quotidien", où Paul Gasnier, le journaliste, écrivain, chroniqueur, paillasson et porte-parole de l’État colonial Israélien continue de parler de 'conflit' à Gaza. Alors, on va juste remettre les choses au clair, qu'on parte sur un bon pied cette année avec les collègues des médias parce qu'on reste quand même une grande famille, hein !", a-t-il poursuivi, mimant un cœur avec ses deux mains. À Gaza, c'est un génocide, en Cisjordanie, c'est un nettoyage ethnique, Israël, c'est un régime d'apartheid suprémaciste. Et Paul Gasnier, quand on se fait féliciter par Sophia Aram, Raphaël Enthoven, Caroline Yadan [députée Ensemble ! des Français de l'étranger, ndlr] et Eugénie Bastié, il est grand temps de se poser deux minutes, de se regarder dans la glace, et de mettre un gros coup de boule dedans", a-t-il conclu.
Au cœur de la prise de parole de Pierre-Emmanuel Barré se trouve une chronique tenue sur le plateau de "Quotidien" par le journaliste la semaine passée. Il y évoquait le cas de Gisèle Journo, ancienne amie de la YouTubeuse Léna Situations, brutalement blacklistée par la vidéaste et certains de ses amis quelques temps après la publication sur ses réseaux sociaux de contenus dans lesquels elle affichait un soutien à l'armée israélienne. "Une influenceuse, ça ne vit que du nombre de ses followers. Et ça n'a qu'une trouille, qu'un 'bad buzz' vienne lui en faire perdre et écorner sa situation, avait notamment lancé Paul Gasnier. C'est une histoire de lâcheté qui est, au fond, très triste et qui nous éclaire sur plusieurs choses : la vitrine d'amitié que sont les réseaux sociaux, l'odieuse injonction à se positionner de manière binaire sur un conflit et le rejet viscéral du sionisme, que peu savent définir d'ailleurs, comme marqueur générationnel", avait-il avancé.