Allan Petre présente la nouvelle émission de vulgarisation scientifique de France 2 "Secrets de la science"
"Sommes-nous seuls dans l'Univers ?". Vaste question pour la première de "Secrets de la science", la nouvelle émission de vulgarisation scientifique de France 2 qui fait ses débuts ce mardi 19 mai 2026. Pour l'incarner, la chaîne publique a fait appel à Allan Petre, 26 ans, l'un des plus jeunes français à avoir intégré la NASA en tant qu'ingénieur et que l'on a déjà pu voir dans la saison 2 de "Loups-garous" sur Canal+.
Dans ce premier numéro, dans lequel des pistes de réflexion seront développées pour répondre à cette question que l'on se pose depuis toujours, Allan Petre animera les plateaux à 3.000 mètres d'altitude depuis l'observatoire du Pic du Midi (Hautes-Pyrénées), où il a rencontré des astronomes, tandis que la partie documentaire sera narrée par Jean Reno. "À l’instar de l’émission 'Secrets d'Histoire' présentée par Stéphane Bern, l’émission 'Secrets de la Science' aura pour objectif de partager du contenu scientifique, et d'instruire le grand public sur de nombreux aspects scientifiques", avait expliqué le néo-présentateur sur son compte Instagram.
Le parallèle avec "Secrets d'histoire" est d'autant plus d'actualité que les deux formats sont produits par le même homme : Jean-Louis Remilleux. "Je connais 'Secrets d'histoire', j’ai déjà regardé. Au-delà de ça, j'ai grandi avec 'C'est pas sorcier', Jamy Gourmaud, avec la science sur France Télévisions donc c'est un plaisir et un honneur pour moi d'incarner ce nouvel élan et surtout de continuer à mettre en avant les sciences, de vulgariser et de faire un point sur ce qu'on connaît, ce qu’on ne connaît pas, voir où on est en 2026 aujourd'hui. Et ce soir ce sera sur l'astrophysique et la recherche de vie extraterrestre dans l'univers", a confié Allan Petre ce mardi au micro de "Culture médias" sur Europe 1.
Celui qui a pour ambition de faire de "Secrets de la science" "la future grande émission scientifique nationale" poursuit en parallèle du programme sa thèse de doctorat en ingénierie spatiale. Né en 1999 à Villemomble (Seine-Saint-Denis), Allan Petre a travaillé dur pour faire de sa passion un métier. "On n'avait pas beaucoup de moyens. Je n'avais pas forcément non plus de modèle proche à qui me fier ou susceptible de m'aider ne serait-ce que pour avoir des contacts ou me projeter dans ce milieu-là qui était un peu lointain. Mes parents ne pouvaient pas m'aider financièrement. Par contre, ils m’ont aidé mentalement, en m’encourageant tous les jours", racontait le jeune homme à la RTBF en début d'année. Après avoir obtenu son DUT génie thermique et énergétique, celui qui vendait des costumes le week-end pour payer ses études a intégré l'Isae-Ensma, l'école nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique, à quelques kilomètres de Poitiers.
Puis, une fois son diplôme obtenu et avec un peu de culot, il est choisi pour intégrer la NASA en janvier 2024, après de nombreuses étapes de sélection. "C'était un mélange de fierté, de reconnaissance, d'humilité aussi. Je me suis dit : "Je l’ai fait ! J'ai réussi à réaliser mon rêve ! Il y a eu des galères, mais je n’ai pas fait tout ça pour rien. J’étais avec ma mère ce jour-là et elle était limite plus contente que moi", se remémorait Allan Petre. Au sein du département "Propulsion thermique et matériaux" de la célèbre agence américaine, il travaille à la préparation des prochaines missions d'exploration de Vénus. Aimerait-il faire partie du voyage sur la planète située à 42 millions de kilomètres de la Terre ? "Non, j'ai peur des conditions qui sont trop extrêmes. Les 480 degrés en surface... Je ne préfère pas", souriait-il au micro d'Europe 1. En revanche, la Lune lui fait envie. "S'il y a vraiment une plus-value scientifique et une rentabilité scientifique à y retourner et y rester, pourquoi pas. Ce serait incroyable de voir un lever de Terre depuis la Lune".

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