Claire Léost, ancienne directrice générale de CMA Media
Claire Léost et CMA Média, c'est terminé. Le groupe de l'armateur Rodolphe Saadé a officialisé hier le départ de la dirigeante, qui était arrivée aux manettes du groupe média en août 2025. "Claire Léost a décidé de quitter ses fonctions après avoir conduit une étape majeure du développement et de la transformation du groupe, marquée notamment par le retour de BFMTV à la première place des chaînes d’information, le lancement de RMC Life et de RMC+ ainsi que la création du pôle économique 'BFM'–'La Tribune'", a indiqué hier le groupe dans un communiqué de presse. La dirigeante, venue de Prisma Média, avait été visée par une motion de défiance il y a un an de la part des journalistes de "La Tribune" et "La Tribune dimanche", opposés à son plan d'économies.
Dans les couloirs de CMA Média, le départ de Claire Léost, qui aurait été accéléré par la décision du groupe de ne finalement pas se séparer des chaînes locales de BFMTV selon "L'Informé", semble sonner comme un soulagement. "Claire, c’était une erreur de casting, a expliqué une source au média. Elle n’aime pas regarder la télévision, mais écrire des livres et écouter France Inter". Selon un autre témoin, l'ancienne dirigeante se refusait à écouter RMC, radio dans l'escarcelle du groupe. "C’est certain qu’elle a fait des conneries. En interne, les gens sont un peu soulagés, mais ce qui fait flipper, c’est la valse des dirigeants. C’est chaud, et ça bouge souvent", a témoigné à nos confrères un autre connaisseur de la maison. Avant Claire Léost, dont le départ n'est pas une surprise pour les salariés, CMA Média a connu plusieurs capitaines dont Nicolas De Tavernost, l'ancien patron du directoire du groupe M6, ou Régis Ravanas.
Pour un ex-dirigeant de CMA Média cité par "L'Informé", le job de Claire Léost, qui va être repris par sa numéro 2, Camille Andrieu, est impossible à tenir. "Rodolphe Saadé ne fait confiance à personne, et personne n’ose lui dire ce qu’il pense quand cela ne va pas dans son sens. Or pour diriger un média, il faut la confiance de son actionnaire, et que celui-ci ne soit pas sensible au moindre avis sur le sujet qu’on lui donne. Lui, il varie en permanence par rapport à ce qu’on lui raconte. Comme tout le monde a un avis sur BFM, il y a une instabilité chronique inévitable dans la ligne du groupe." Selon nos confrères, le groupe CMA Média devrait perdre beaucoup d'argent en 2026, après une année 2025 déjà difficile. Un plan de départs devrait être proposé d'ici la fin de l'année pour faire économiser à la société plusieurs dizaines de millions d'euros.
