Aujourd'hui incarné par Julian Bugier, le journal de 13 heures de France 2 a connu plusieurs présentateurs. En septembre 2004, c'est Christophe Hondelatte, désigné par la directrice adjointe chargée de l'information de l'époque Arlette Chabot, qui en prenait les rênes. Mais après quelques semaines à peine, le 28 janvier 2005, le journaliste décidait de tout arrêter et était remplacé au pied levé par Benoît Duquesne. Un départ provoqué, selon ses dires à l'époque, par une surexposition médiatique trop compliquée à gérer pour lui.
Invité le samedi 28 mars de "Puremédias l'hebdo", diffusé à partir de 19 heures sur T18 (et qui sera rediffusé le dimanche 30 mars à 12h), le journaliste de 63 ans est revenu sur son passage éclair à la tête du 13 heures de France 2. "Ce n'est pas intéressant de présenter le JT, a débuté Christophe Hondelatte. On ne décide strictement de rien. Il y a des rédacteurs en chef qui ont décidé déjà avant que vous n'arriviez le matin, tout le contenu est déjà décidé. Donc dicter des lancements.... ce n'est pas intéressant. Le JT à France 2, en plus, c'est dur, socialement. [...] On est confronté dans des groupes dans la rédaction qui ne veulent pas de vous. Ils ne voulaient pas de moi ! Donc ils m'ont fait suer. Et puis à un moment donné, aussi la surexposition médiatique."
La présentatrice Virginie Guilhaume a ensuite voulu savoir si le journaliste avait été confronté, lors de la présentation du JT de 13 heures à France , à des pressions politiques. Après avoir plus ou moins acquiescé, Christophe Hondelatte a détaillé, dans un sourire : "[Pour] les journaux à France 2, je crois que cela existe toujours, on fait des 'conférences critiques'. Et là on a tous les journalistes, des services non pas de reportage mais les syndicats, qui sont là et qui vous critiquent. Ça m'a insupporté, ça." "Il n'y a pas de demi-mesure avec vous, l'a relancé Virginie Guilhaume. "Je regarde des confrères de ma génération qui ont avalé des couleuvres toute leur vie. Beaucoup ne sont plus là ! Finalement, il est plus payant d'avoir un sale caractère que d'être une 'co**lle-molle', ça c'est sûr", a-t-il conclu avec bonne humeur.

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