Passé du côté des invités pour sa première participation à "C à vous" week-end, présenté désormais par Mohamed Bouhafsi les vendredis et samedis, Bertrand Chameroy s'est exprimé sur un épisode douloureux de sa vie. Aux côtés de Nicolas Canteloup et Philippe Caverivière, le chroniqueur de France 5 a admis d'emblée être "un peu déstabilisé" : "Ça me touche, j'ai peur, je n'ai rien préparé. Potentiellement mes réponses peuvent être très chiantes", a-t-il plaisanté.
En avril dernier, le visage de la chronique "ABC (Actualités de Bertrand Chameroy)" avait révélé la raison de son absence de plusieurs semaines. Officiellement, il s'agissait d'une grippe. En réalité, c'était une dépression. "Le mot exact était dépression. Discuter avec les psychologues, médecins, et toutes les personnes formidables qui m'accompagnaient a été d'une aide précieuse", confiait-il alors à "La Tribune Dimanche".
Une confidence qui lui a valu de devenir le parrain du podcast "Psychik", un programme consacré aux troubles de la santé mentale animé par le psychiatre Laurent Karila. Dans ce podcast, en ligne à partir du 7 octobre, l'humoriste s'est confié sur cette phase difficile : "Dans un métier comme le mien qui est super chronophage (...) j'ai un cadre de travail qui fait que je mets sous le tapis toutes les angoisses, tous les problèmes", a-t-il expliqué.
"Et à Noël, donc pendant une période de vacances où je n'avais plus ce cadre, je me suis effondré". Parmi ses symptômes : "Une tristesse absolue, l'envie de rien, l'envie de m'endormir le cerveau, limite d'en finir, des idées noires... et je me suis dit : 'c'est pas normal'".
Sur le plateau de "C à vous", il a de nouveau abordé ce sujet sensible et l'importance d'en parler publiquement. "Ça m'a fait du bien de le dire. Au début, j'avais dit que j'étais absent parce que j'avais une grippe. Et puis, je me suis dit : 'je ne vois pas pourquoi je devrais avoir honte de le dire'. Évidemment, c'est normal qu'on m'en reparle", a-t-il expliqué. Bertrand Chameroy affirme avoir été bouleversé par les retours du public. "Quand j'ai vu l'impact que ça avait pu avoir sur les gens qui suivent ma chronique, et même sur des confrères, je me suis dit que ça valait la peine. Moi ça m'a soulagé de le dire."
Un témoignage qui illustre un mouvement plus large. "Le tabou de la santé mentale commence enfin – et seulement – à sauter", insiste-t-il, ajoutant qu'il n'y a "pas de honte" à traverser de tels moments. "Ce n'est pas grave, ça arrive à plein de gens et il ne faut pas négliger, car un jour ça explose. Il faut parler." Puremédias vous propose de visionner la séquence ci-dessus.
Aujourd'hui, le chroniqueur assure aller mieux. Depuis la rentrée, il mène de front sa chronique quotidienne dans "C à vous", mais aussi un billet d'humeur chaque matin sur France Inter, en remplacement de Matthieu Noël.

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