Alexia Laroche-Joubert a accordé une interview à Valentin, un entrepreneur dans la tech qui possède un compte TikTok sur lequel il aborde des sujets tech/société/finance et entrepreneur dans la tech. Au cour de l'entretien avec la célèbre productrice, qui a dernièrement expliqué pourquoi les chaînes vont favoriser les rediffusions d'émissions de flux, il l'a sans surprise interrogée sur l'intelligence artificielle. En effet, l'IA est de plus en plus utilisée à la télévision. En mai dernier, le Groupe M6 a annoncé un partenariat stratégique avec ChatGPT et de plus en plus de contenus sont fait grâce à cette technologie, comme l'une des dernières bande-annonces de "Mask Singer".
Pour Alexia Laroche-Joubert, cela n'est aucunement un problème. "Moi je suis hyper open, et alors surtout je dis un truc... Personne ne se pose la question de comment vous faites Armageddon. Il y a pas marqué : 'Ce truc a été fait en studio avec des VFX, avec une petite planète qui a été faite en maquette'. Arrêtons de parler de quand on utilise l'IA. Je ne comprends pas ce désir de transparence qu'on a d'un seul coup…", a-t-elle indiqué, avant de conclure : "On fait des trucs et puis les mecs ressentent des émotions ou pas".
Lors d'une interview accordée à Puremédias, Alexia Laroche-Joubert a plaidé en faveur d'un assouplissement des règles encadrant le placement de produits à la télévision, estimant que la réglementation française pénalise les producteurs de programmes de divertissement. Selon elle, "C'est une aberration française. Cela a été complètement accepté dans tous les pays européens, sauf en France, où comme toujours il y a une surprotection".
La dirigeante estime que cette interdiction fragilise économiquement les producteurs, alors que les diffuseurs demandent des économies et que les recettes publicitaires diminuent. "Quand le service public nous demande 5% d'économies, la moyenne des marges se trouve entre 8 et 15%, donc interdire le placement de produits, c'est nous fragiliser. C'est vraiment une réaction de vieux média", explique-t-elle. Elle précise avoir échangé avec l'Arcom sur le sujet : "J'ai beaucoup parlé à l'Arcom, et ses membres ont ouvert une commission de réflexion là-dessus".
Alexia Laroche-Joubert considère enfin que le retard français par rapport au reste de l'Europe nuit à la compétitivité des émissions de flux. "Le non-alignement avec la directive européenne crée une situation inégalitaire qui pénalise gravement les émissions de flux en France, limitant leurs revenus et entravant leur compétitivité face aux autres formats européens".

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