Le drapeau blanc n'est pas planté. Ce mercredi 7 octobre, Éric Dupond-Moretti a de nouveau attaqué CNews et Pascal Praud sur le plateau des "Grandes gueules" de RMC. Invité avec Roselyne Bachelot pour promouvoir leur livre commun "Décidément non ! Le RN : Ce que nous ne pouvons pas taire", l'ancien garde des Sceaux a répété tout le mal qu'il pensait d'une chaîne d'information qui œuvre, selon lui, pour le parti d'extrême droite. "Marine Le Pen parlait de CNews en disant 'c'est ma chaîne', on ne peut pas faire mieux", a-t-il argumenté. "Il n'y a pas une chronique sans qu'il y ait un accident majeur", a-t-il ajouté, citant notamment l'exemple de Aya Nakamura, qualifiée d'"énorme chanteuse malienne" par un intervenant. L'avocat a néanmoins nuancé sa position en affirmant ne pas vouloir couper le signal du canal 14 de la TNT. "Il ne faudrait pas fermer CNews, mais on peut dénoncer et on est libre d’y aller ou pas. Moi, je refuse absolument d'y aller", assure celui qui refuse systématiquement les invitations des médias de Vincent Bolloré.
Ce boycott lui a été reproché, maintes et maintes fois, par Pascal Praud, vindicatif à son sujet. "Je n'ai rien contre monsieur Dupond-Moretti, qu'il vienne demain matin. [...] On a basculé dans l'irrationnel. Le succès de CNews rend tout le monde un peu fou", avait notamment balancé le chef d'orchestre de "L'heure des pros". Des propos repris par Éric Dupond-Moretti face à Olivier Truchot et Alain Marschall avec en bonus une saillie supplémentaire. "Pascal Praud dit que je n’ai pas de courage parce que je ne viens pas dans son émission", a-t-il d'abord rappelé. "Enfin, quand je le rencontre dans les rues à Paris, je lui mets le compte et je vous garantis qu’il ne sort pas vainqueur de l’échange". Le principal intéressé n'a, pour le moment, pas encore répliqué à cette charge, ni consacré son édito matinal sur cet affront.
Le journaliste a pourtant l'habitude d'ouvrir ses éditions par un droit de réponse concernant l'ancien ministre de la Justice du gouvernement Macron. "J’ai invité Éric Dupond-Moretti, comme toujours. J’ai envoyé trois messages. Il ne m’a pas répondu. Mais qu'il vienne, on pourra discuter", l'a-t-il notamment apostrophé en août 2025. Avant de dénoncer : "Ce que je trouve très déplaisant, c’est qu’il nous cible. Ce n’est pas agréable, il nous met une cible dans le dos. Il nous tient responsable du climat, mais qu’il vienne là au lieu de parler fort à l’extérieur sans contradiction".
