La commission d'enquête sur la neutralité de l'audiovisuel public se poursuit. Ce mardi 31 mars, ce sont David Pujadas, Arlette Chabot, Thierry Thuillier, mais aussi Patrick Sébastien, Michel Drucker et Jacques Cardoze qui ont été auditionnés par le groupe de travail parlementaire présidé par le député Horisons Jérémie Patrier-Leitus. Jacques Cardoze, qui s'étonnait encore hier matin d'être entendu en même temps que Michel Drucker et Patrick Sébastien, deux animateurs avec lesquels il n'a jamais directement travaillé lors de son passage à France Télévisions, est revenu sur de nombreux sujets, et notamment son départ houleux de la présentation de "Complément d'enquête" en 2021.
Interrogé par le rapporteur Charles Alloncle sur la potentielle orientation idéologique des programmes d'information de France Télévisions, Jacques Cardoze, agacé et ayant l'impression de voir ses propos remis en question, précise : "Je veux dire ici que moi je ne représente personne. Je suis indépendant, je suis chômeur si vous voulez tout savoir. Je ne défends ni France Télévisions, ni CNews, ni Canal+ ou je ne sais qui, a tenu à préciser l'ancien chroniqueur de C8. Tout à l'heure vous avez interrogé David Pujadas, Arlette Chabot, Thierry Thuillier, ils ont tous des responsabilités importantes, peut-être que ça limite un certain nombre de paroles. Moi je peux me permettre de dire ce que j'ai à dire puisque de toute façon, malheureusement, et ça fera peut-être l'occasion d'une question, je ne peux plus travailler aujourd'hui. Il faut que vous le sachiez. France Télévisions a décidé que je ne pourrais plus travailler, et pas seulement à France Télévisions puisque j'ai décidé de quitter ce groupe, parce qu'il ne me convenait plus." Des propos sur lequel le journaliste de 56 ans ne sera finalement pas relancé par le rapporteur, ni le président de la commission.
Jacques Cardoze y est donc revenu lui-même, un peu plus tard, en rebondissant sur son départ du groupe public en 2021 et le supposé "beau chèque" qu'il aurait touché : "Je maintiens ce que je disais tout à l'heure. Je disais qu'en effet dans cette maison, il vaut mieux parfois partir avec un beau chèque après avoir eu une "affaire" qui a fait les gros titres, y compris les affaires de déviances sexuelles, parce qu'on essaye d'acheter votre silence, a-t-il lancé, provoquant la stupeur dans la salle d'audience et des relances, infructeuses, du président Jérémie Patrier-Leitus [...] Ceux qui est sont le mieux rémunérés, pour les salariés qui quittent la maison, ce sont ceux qui ont des grosses casseroles. Et quand on est quelqu'un qui décide de partir de France Télévisions comme moi, on ne part pas avec un gros chèque. On part avec un petit chèque, et en plus, comme on a posé parler et qu'on est aujourd'hui devant la commission d'enquête, on vous interdit de travailler dans beaucoup d'endroits", a-t-il conclu.

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