Une nouvelle semaine débute pour la commission d'enquête sur la neutralité du service public. Après Samuel Etienne, les dirigeants de Banijay ou encore Hugo Clément la semaine passée, de nouvelles personnalités sont attendues devant le groupe parlementaire présidé par le député Jérémie Patrier-Leitus, secondé du rapporteur Charles Alloncle. Un duo explosif, qui ne cache pas ses désaccords et affiche de réelles tensions, même en public.
Décrié depuis le lancement de la commission d'enquête sur la neutralité du service public pour ses méthodes considérées comme partiales, le député ciottiste Charles Alloncle était ce week-end au cœur d'une tribune, en sa faveur, publiée par le "JDD". Le journal de la galaxie Bolloré a en effet publié dans son édition du 1er mars un papier intitulé "Soutien à Charles Alloncle, Non à l'intimidation et à la censure !". "Des personnalités du monde de la culture et des médias refusent les tentatives d'intimidation d'un élu de la République dans l'accomplissement de son mandat", peut-on lire en préambule de cette tribune d'une page. Le point de départ de ce papier semble être une autre tribune, publiée cette fois dans "Le Monde", le 10 février dernier. Intitulée "Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : "Le rapporteur ne devrait pas transformer une commission d’enquête en tribunal", elle avait été soutenue par près de 300 personnalités.
"Une tribune récente a dénoncé la fermeté [du] rapporteur Charles Alloncle, y voyant une dérive institutionnelle et une confusion des rôles. Le débat est légitime, lit-on dans le papier du "JDD". Mais il doit être conduit avec rigueur et surtout dans le respect du cadre constitutionnel qui organise notre démocratie." Un peu plus loin, la tribune explique : "Une commission d'enquête n'est pas un exercice protocolaire. Elle a pour vocation d'interroger, sans complaisance, de demander des comptes, d'éclairer les citoyens. La fermeté des questions n'est pas une atteinte à la liberté. [...] Assimiler la vigueur du contrôle parlementaire a une forme d'intimidation revient à affaiblir le principe même de responsabilité publique". "Il ne s'agit pas ici de défendre une personne ni de personnaliser un débat institutionnel, lit-on plus loin. Il s'agit de rappeler un principe simple : aucune institution publique, aussi essentielle soit-elle, ne peut être soustraite au regard du Parlement."
Une "mise au point" signée par une trentaine de noms : des politiques habitués des colonnes du "JDD" ou de la chaîne CNews, comme Philippe de Villiers, Sarah Knafo, Louis Aliot, Jean Messiha..., mais aussi des personnalités médiatiques, comme la comédienne Véronique Genest, l'acteur Jean-Pierre Castaldi, l'humoriste Thomas Seraphine (qui participe sur CNews à la pastille décalée de "L'heure des pros" "C avec le sourire"), l'avocat Gilles-William Goldnadel, le producteur Elie Chouraqui ou encore le chanteur Daniel Guichard.

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