Dans quelles conditions Samuel Etienne a-t-il mis fin à son contrat, qui le liait depuis 17 ans à France Télévisions, au printemps 2025 ? C'est l'une des questions qui ont été creusées mardi 24 février lors de l'audition du journaliste dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité du service public. Celui qui présente toujours "Questions pour un champion" sur France 3 n'est en effet plus salarié du groupe public depuis près d'un an, une situation qui n'est pas de son fait, comme il l'a expliqué longuement face aux membres du groupe parlementaire.
Mercredi 25 février, Samuel Etienne est revenu en détails sur cette audition. Pour en parler, le journaliste a sans surprise utilisé la plateforme Twitch, à laquelle il se consacre pleinement depuis de longs mois maintenant. C'est dans son rendez-vous quotidien "La Matinée est tienne" qu'il a décidé d'évoquer le travail de la commission d'enquête et les questions posées par le rapporteur Charles Alloncle et le président Jérémie Patrier-Leitus. "Je n’ai pas eu de questions sur mon OnlyFans à l’Assemblée nationale, a-t-il débuté avec humour, faisant référence au site proposant du contenu érotique. Ils ont raté un truc. Il y avait des sujets sensibles sur lesquels ils ne sont pas allés, je pense qu’ils n’avaient pas bossé le Onlyfans, le Japon, tout ça...", a-t-il poursuivi au sujet de cette audition qu'il qualifie d'"étrange" et qui, pour lui, a survolé la question centrale. "Peut-être que cette commission ne s’intéressait pas forcément aux sujets les plus essentiels pour moi, qui étaient l’adaptation [du groupe public] face aux défis des nouvelles plateformes et des réseaux sociaux. La réponse du président [Jérémie Patrier-Leitus] était intéressante : 'Ce n’est pas l’objet de cette commission'. Je suis resté poli mais j’avais envie de dire que ça devrait l’être."
Samuel Etienne est également revenu sur la longue explication fournie le 24 février quant à la rupture de son CDI à France Télévisions. Un sujet dont il s'était jusque-là plutôt retenu de parler, notamment à sa communauté de plus de 1 million de fidèles sur Twitch. "Il y avait un sujet, je pense que vous l’avez compris, que j’avais un peu caché : ma séparation avec France Télévisions, a admis le journaliste. Il y a un an, elle a été comme toute séparation, qu’elle soit amoureuse ou professionnelle, compliquée. Ce n’est pas un truc que j’avais raconté parce que je ne vois pas l’intérêt de raconter ce genre de choses et de se plaindre. [...] De toute façon je ne raconterai jamais vraiment comment personnellement j’ai vécu ça. Parce que ça n’a aucun intérêt et puis j’aurais très peur que ça soit mal utilisé. Utilisé à de mauvaises fins contre l’audiovisuel public", a ajouté celui qui explique avoir évoqué ce sujet mardi car il avait prêté serment. "À partir du moment où une commission d’enquête te fait jurer et que tu comprends bien que toute omission ou mensonge est un parjure, j’ai dû répondre à des questions que l’on ne m’avait jamais posées jusque-là". Une mise au point qui a le mérite de la clarté.

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