L'Arcom a tranché, et la chaîne BeIN Sports va devoir renforcer sa vigilance. Le 31 janvier 2026, alors qu'il commentait pour le canal payant la rencontre de ligue 1 féminine Paris FC- OM, le consultant Daniel Bravo s'était laissé aller à des propos sexistes à l'encontre de Gaëtane Thiney, la directrice sportive de la section féminine du Paris FC. "Elle n'est pas très attentive […] J'ai l'impression qu'elle parlait lingerie […] vêtements", avait lancé l'ancien footballeur international, avant d'être repris à l'antenne par son collègue Christophe Josse. Les déclarations de Daniel Bravo avaient provoqué un tollé : "Nous regrettons sincèrement les propos tenus à l’antenne par l’un de nos consultants", avait rapidement réagi la chaîne dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Daniel Bravo, lui, avait été suspendu d'antenne et avait assuré "regretter profondément ses propos" et avoir présenté ses excuses à Gaëtane Thiney.
Saisi au sujet de cette séquence, l'Arcom a rendu son verdict, publié le 5 août. "En vertu de l’article 3-1 de la loi n 86-1067 du 30 septembre 1986, l’Autorité 'assure le respect des droits des femmes dans le domaine de la communication audiovisuelle, a d'abord rappelé l'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. A cette fin, elle veille […] à l’image des femmes qui apparaît dans ces programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples'. L’article 2-3-3 de la convention de BeIN Sports 1 stipule que l’éditeur contribue à cette lutte."
L'autorité adresse donc un rappel à la chaîne franco-qatarie : "En l’espèce, l’Arcom a relevé que les propos litigieux étaient susceptibles de véhiculer des stéréotypes sexistes, caractérisant ainsi un manquement aux dispositions et stipulations susmentionnées. Si elle a pris acte du fait que la chaîne et le commentateur ont présenté des excuses a posteriori d’une part, et que des mesures disciplinaires ont été prises d’autre part, elle a tout de même rappelé à l’éditeur son obligation de lutte contre les stéréotypes sexistes au sein de ses programmes."