Le cerveau fertile de Ryan Murphy déborde de projets. Après "Monstre : l’histoire d’Ed Gein" au mois d’octobre, le critiqué "All’s Fair" en novembre et "The Beauty" en janvier, le célèbre showrunner ouvre en tant que producteur exécutif sa nouvelle déclinaison de l’anthologie "American Story" avec "Love Story : John F. Kennedy Jr & Carolyn Bessette". Soit le récit de l'histoire d'amour ultra-médiatisée entre le fils du président américain assassiné en 1963 et l'icône de la mode dans les années 1990. Le jeune couple est au centre de cette mini-série en neuf épisodes, disponible sur Disney+ depuis le 13 février dernier. En 24 heures, cette fiction appréciée de la critique s'est d'ailleurs hissée en tête des contenus les plus visionnés de la plateforme. Preuve de la popularité de ces deux héros subtilement incarnés par Paul Anthony Kelly, qui tient son premier grand rôle, et Sarah Pidgeon ("The Wilds", "Souviens-toi l'été dernier"). Outre leur talent, leur ressemblance physique avec les véritables protagonistes est pour le moins troublante.
Le show créé par Connor Hines commence en 1992, à leur rencontre par l’entremise du styliste Calvin Klein, et décortique leur idylle scrutée de tous, leur mariage sous les projecteurs, et la manière dont leur couple est devenu un symbole fantasmé de la fin du XXe siècle. L'intimité du clan Kennedy est également dépeinte, que ce soit les derniers jours de vie de Jackie Kennedy, mais aussi les liens qui unissaient John avec sa soeur Caroline. De quoi s'interroger sur l'avis de la famille au sujet de cette fidèle reproduction du conte de fées.
Jack Schlossberg, fils de Caroline et donc neveu de JFK Junior, s'est fait le porte-parole de la tribu pour dénoncer l'absence totale de consultation avec les scénaristes sur ce projet. "Ces derniers temps, mon fil d'actualité est rempli de photos de mon oncle, John F. Kennedy Jr., un homme formidable. Pour ceux qui se demandent si sa famille a été consultée ou si elle est impliquée dans les nouvelles séries qui lui sont consacrées, la réponse est non. Et nous ne pouvons pas y faire grand-chose", a expliqué sur les réseaux sociaux l'avocat spécialisé en politique. "Le droit à la vie privée, qui comprend la possibilité de contrôler son nom, son image et sa ressemblance, s'éteint également à la mort de quelqu'un dans l'État de New York. D'ailleurs, il est considéré comme une personnalité publique, nous ne pouvons donc pas faire grand-chose", a-t-il ajouté en expert du code civil.
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Le trentenaire qui rêve d'une carrière en politique en avait profité pour lancer un avertissement à Ryan Murphy et ses comparses. "J'espère que ceux qui réalisent cette série prendront au sérieux ce qu'il a représenté dans sa vie, tout ce qu'il a accompli. Et qu'ils feront don d'une partie des bénéfices qu'ils en tirent...", avait-il affirmé. Avant de critiquer le fond derrière cette mini-série hommage : "Pour mémoire, je pense que l'admiration pour mon oncle John est une bonne chose. Ce que je ne trouve pas bien, c'est d'en tirer profit de manière grotesque."

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