Depuis le 13 février, les abonnés de Disney+ peuvent découvrir la tumultueuse romance entre John F. Kennedy Jr. et Carolyn Bessette sur leurs écrans. L'un des couples les plus glamours des années 90 est au centre d'une mini-série en neuf épisodes, produite par l'hyperactif Ryan Murphy. Mais si la fiction connait un engouement massif des partisans de la plateforme, elle irrite considérablement les proches des concernés. Le clan dénonce un mélange des genres entre la réalité des faits et le récit simplifié, parfois trahi, de l'idylle entre le fils du président et la petite protégée du styliste Calvin Klein. La série n’aurait été "ni autorisée, ni validée, ni même discutée avec la famille", selon les avocats de Caroline Kennedy, sœur de JFK Junior, contactés par "Le Parisien". Ne souhaitant pas s’étendre davantage sur le sujet, elle a assuré qu’elle "avait toute confiance en son fils Jack et en son jugement pour prendre la parole au nom des siens".
Jack Schlossberg s'est en effet fait le porte-parole de toute la tribu pour dénoncer l'absence totale de consultation avec les scénaristes sur ce projet. "Si vous voulez parler à quelqu’un qui n’a jamais rencontré un membre de ma famille et ne sait rien de nous, adressez-vous à Ryan Murphy… Il gagne énormément d’argent grâce à l’exposition grotesque de la vie de John", a taclé le neveu de JFK Junior dans les colonnes du tabloïd "People Magazine". Et de fustiger le cerveau derrière "Glee", "Nip/Tuck" ou "American Horror Story" : "J’aimerais que M. Murphy reverse une partie des millions qu’il gagne à des causes que mon oncle défendait. Peut-être à la bibliothèque JFK. Mais non. Il fait de l’argent".
Pour lui, cette série, pourtant inspirée de faits réels, relève du fantasme. Les producteurs, conscients que leur œuvre "raconte également l'histoire d'une tragédie dans la vie de certaines personnes", s'en défendent en rappelant qu'il ne s'agit pas d'un documentaire. "C’est une exposition grotesque", réplique Jack Schlossberg.
Brad Simpson, l'un des coproducteurs de cet opus de la collection "Love Story", entend la polémique et les réactions suscitées. Mais, il assure avoir "produit cette série avec sincérité". "Nous avons une obligation éthique envers les familles et nous avons travaillé avec bienveillance. Nous ne cherchons pas le sensationnel. Nous voulions raconter l’une des plus grandes histoires d’amour de notre époque", revendique-t-il.
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L'été dernier, l'unique petit-fils de JFK, avait déjà tenu à prendre ses distances avec la série. "Pour ceux qui se demandent si [la] famille [de John F. Kennedy Jr.] a été consultée ou si elle a quelque chose à voir avec les nouvelles émissions qui lui sont consacrées, la réponse est non", écrivait-il sur Instagram. "Je pense que l'admiration pour mon oncle John est une bonne chose. Ce que je ne trouve pas bien, c'est d'en tirer profit de manière grotesque", ajoutait l'avocat spécialisé en politique, impuissant quant à la possibilité de contrôler l'image de son regretté oncle. Tout juste espérait-il que "ceux qui réalisent ces émissions sur lui prendront au sérieux ce qu'il a représenté dans sa vie, tout ce qu'il a accompli". Et qu'ils reverseraient une partie des bénéfices à une association...

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