Netflix n'abandonne pas ses abonnés cet été et leur propose régulièrement de nouvelles fictions. Parmi elles, "Ma brillante carrière", mini-série australienne mise en ligne le 13 juillet. L'histoire d'une jeune femme de bonne famille, Sybylla Melvin, qui refuse au début du XXème siècle de suivre les directives de ses parents qui veulent la voir rapidement mariée. Sybylla rêve elle d'écriture et de pouvoir vivre de son art comme elle l'entend... jusqu'au jour où elle va croiser le chemin d'Harold Beecham, un jeune héritier fortuné qui pourrait bien faire vaciller ses convictions. Cette fiction australienne en six épisodes est portée par Philippa Northeast dans le rôle de la fougueuse Sybylla et Christopher Chung dans celui du mystérieux Harold, deux acteurs australiens aux carrières internationales encore plutôt confidentielles.
L'histoire de "Ma brillante carrière" est l'adaptation d'un roman du même nom, sorti en 1901 en Australie et signé Miles Franklin. Que l'on ne s'y trompe pas : malgré ce nom qui est un pseudonyme, Miles Franklin était une femme, de son vrai nom Stella Maria Sarah Miles Franklin. Celle-ci avait choisi un nom de plume masculin pour pouvoir publier à une époque où l'écriture était un domaine largement réservé aux hommes. Dans "Ma brillante carrière", considéré en Australie comme une grande œuvre féministe, l'autrice partageait en grande partie son histoire, celle d'une femme passionnée par l'écriture qui s'est battue pour pouvoir en vivre. Roman engagé, le livre avait été mal reçu lors de sa première publication au tout début du XXème siècle et l'élaboration de sa suite, "My Career Goes Bung", fut stoppée par la censure jusqu'en 1946.
"Je suis tellement fière que nous diffusions cette histoire en ce moment précis", a récemment expliqué Philippa Northeast à "Elle Australie". Nous assistons à un recul des droits des femmes à travers le monde. Le climat politique est très fragile dans de nombreux pays. Une histoire comme celle-ci, racontée de cette manière, est essentielle, surtout pour les jeunes femmes qui prennent conscience qu’il faut encore se battre pour son indépendance et sa capacité à agir par soi-même. Il ne s’agit pas de rester les bras croisés en espérant que les choses nous tombent toutes cuites dans le bec", a affirmé la comédienne.