Flavie Flament demeure catégorique et ferme : elle n'a jamais eu de "relation sexuelle consentie avec Patrick Bruel". Invitée ce vendredi dans la matinale de RTL, l'animatrice de France Télévisions a réaffirmé à Thomas Sotto qu'elle s'inscrivait en faux contre la défense du chanteur contre qui elle a déposé plainte pour viol. "Vous imaginez en fait, pour une victime mineure, de s’entendre dire qu’elle était consentante au mal qu’on lui a fait, au drame qu’elle a subi, qui a piétiné et ravagé son adolescence ? Ces allégations, cette diffamation, elle est absolument épouvantable", s'est-elle offusquée, précisant qu'elle n'avait jamais revu l'artiste autre part que dans ses émissions de télévision. "Je n’ai jamais eu les coordonnées de Patrick Bruel dans mon répertoire", précise la présentatrice encore.
Celle qui devrait bientôt arrêter les tournages de "Flavie en France" a également mis le curseur sur la versatilité des versions de Patrick Bruel et de ses conseillers. "Depuis une semaine, la diffamation varie. Les arguments de la défense varient. On parle d’une relation épisodique, ça devient une relation sur des années. On dit qu’on s’est croisé pendant des vacances et puis après, on nous dit qu’on est parti passer nos vacances ensemble tous les ans", souligne-t-elle. Et d'estimer : "Quand on détient la vérité, on ne change jamais de version et on ne va jamais dans la surenchère".
En conséquence, Flavie Flament se réserve le droit d'attaquer en justice "Le Parisien", qui a recueilli les témoignages de proches se disant "estomaqués" par son récit. "On est en train d’étudier avec mes avocates Corinne Hermann et Sonia Kamoun, la possibilité d’actionner des leviers judiciaires. Mais ce qui se passe aujourd’hui, encore une fois, c’est l’illustration de ce qui se passe dans toutes les familles et toutes les institutions lorsqu’une victime porte plainte, on fait tout pour la faire taire et pour la décrédibiliser, a déclaré l'animatrice. Quand on saigne, parfois, la meute est là. Je peux vous dire une chose : moi, mes proches, les gens qui sont à mes côtés ne vont pas parler de manière anonyme. Je porte cette parole publiquement. Mes proches ont le même courage que moi. Aujourd'hui qu'un papier donne la parole à deux personnes qui se prétendent mes proches et qui d'ailleurs relaient tous ces mensonges et cette diffamation... il y a toujours un intérêt à aller mordre une personne qui saigne. Pareil, ça se réglera devant la justice car ils devront rendre compte de leurs affirmations de la justice"
Flavie Flament accuse Patrick Bruel de l’avoir droguée et violée en 1991 dans l’appartement parisien du chanteur à l’époque. Il était alors âgé de 32 ans, elle en avait 16. Elle a contacté une journaliste de "Mediapart" pour ajouter sa voix à celles d'un collectif d'une trentaine de femmes victimes de faits similaires. Mais, son exposé avait été démonté par des éléments de son propre entourage dans les colonnes du "Parisien". "Je tombe des nues. Ce qu’elle raconte aujourd’hui est l’exact opposé de ce qu’elle racontait il y a quelques années sur son histoire avec Patrick Bruel. Elle en parlait comme d’une jolie aventure. C’étaient ses mots. Et surtout ce n’était pas un sujet tabou. Elle en parlait facilement et à son initiative. Il n’a jamais été question de contrainte dans ses propos", racontait l'un d'entre eux, prêt, lui aussi, à se présenter devant la justice.
Sur France Inter, Corinne Herrmann, avocate de la cinquantenaire, avait été interrogée par Benjamin Duhamel, à propos de ces fameux "proches" qui ont, a-t-il précisé, témoigné de manière anonyme. Ce que l'avocate s'était empressée de souligner : "Ces personnes ne donnent pas leur identité, on va la rechercher, et on fera les procédures qui sont nécessaires. Soit pour faux témoignage, soit diffamation. On va étudier cet aspect là. Ce n'est pas parce qu'une personne parle qu'elle a raison et peut-être que Flavie Flament a des personnes qui lui en veulent et qui règlent leur compte aujourd'hui..."

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