C'est une intervention qui n'est pas passée inaperçue. Lundi 2 novembre, le grand reporter de BFMTV Igor Sahiri était l'invité de Yann Barthès dans "Quotidien", sur TMC, pour évoquer les difficultés rencontrées par les reporters de la chaîne sur le terrain depuis plusieurs semaines. Blâmée pour relayer davantage depuis plusieurs mois des idées d'extrême-droite, la chaîne du groupe CMA Média fait face à de nombreuses critiques, reçues de plein fouet par les journalistes envoyés en reportage. "Quelques secondes en plateau d'un dérapage d'un invité voire d'un éditorialiste peut neutraliser tout le travail plutôt bien fait de l'ensemble de la rédaction, avait notamment expliqué le reporter avant d'évoquer le cas Sonia Mabrouk. "Il est vrai que Sonia Mabrouk cristallise effectivement la haîne, à l'extérieur. Et au sein de BFMTV, on ressent cette haine nous, en direct, sur le terrain", avait-il détaillé à propos de l'ancienne figure de CNews.
Des propos qui ont heurté selon "Le Parisien" la principale intéressée, mais aussi son ancien collègue de CNews Pascal Praud. Mardi 3 novembre, le présentateur avait lancé en direct dans "L'heure des pros" une violente charge contre Igor Sahiri : "Le problème des ces gens, c'est qu'elle a du talent, Sonia, a d'abord martelé l'animateur. Et que ce 'Monsieur Igor', toute sa vie, il sera là où il est. C'est aussi le problème. Il y a une frustration personnelle de ces gens-là, a-t-il assuré. Evidemment, dans des rédactions, elle [Sonia Mabrouk] est plus mise en avant, parce que 'Monsieur Igor' il l'est peut-être moins. Parce qu'il a peut-être moins de talent, en fait...Et puis il est peut-être moins doué, et peut-être moins intelligent. Et puis peut-être qu'il travaille moins, aussi... peut-être qu'il y a des raisons."
Face à cette charge, la Société Des Journalistes (SDJ) de BFMTV a tenu à apporter hier son soutien à Igor Sahiri, "grand reporter intègre et professionnel. [...] Nous condamnons cette campagne violente de dénigrement sur les réseaux sociaux et les plateaux télé, peut-on lire dans un communiqué. Il a eu le courage de témoigner de ce que vivent les reporters et JRI de BFMTV au quotidien, et de rappeler le rôle fondamental du journalisme de terrain. Ni lui, ni nous, ne demandons le départ de personne", ajoute la SDJ, faisant référence à Sonia Mabrouk.