Turnover oblige, les abonnés au service Netflix n'auront bientôt plus accès à une cinquantaine de films du catalogue. Si la plateforme accueille en ce mois d'août plusieurs nouvelles fictions, dont certaines ont connu un succès immédiat, comme "The Oxford Year", d'autres en revanche tirent leur révérence ces prochaines semaines. C'est notamment le cas du thriller français "La nuit du 12", rayé des tablettes à partir du 11 août, du film d'action avec Brad Pitt en vedette "Bullet Train" (14 août), ou encore de "La vie est belle" (en version originale, "La vita e bella"), le chef d'oeuvre écrit et réalisé par Roberto Benigni. Les amateurs de cinéma, qui souhaitent découvrir ou se rappeler au bon souvenir de cette fable poétique et poignante, ont jusqu'au vendredi 15 août pour assouvir leur curiosité.
Sorti dans les salles obscures en mai 1998 en France, ce long-métrage conte l'histoire tragique de Guido, un jeune père de famille juif, et de son petit garçon Giosue, tous deux déportés dans les camps de la mort, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Bien décidé à camoufler l'horreur de l'Holocauste aux yeux innocents de son petit garçon, cet homme plein de gaieté le protège en lui racontant des histoires, en lui inventant des jeux, en essayant à tout prix de le convaincre que "la vie est belle".
Le parti-pris de Roberto Benigni de tenir la barbarie à distance a été salué par plusieurs récompenses, 63 au total, dont trois Oscars, un César et le Grand prix du jury du festival de Cannes. Au point de devenir un classique du septième art, où l'on rit et où l'on pleure beaucoup, à voir au moins une fois dans sa vie. Ce succès commercial (il a rapporté plus de 230 millions de dollars dans le monde) aura permis à son géniteur d'entrer dans l'histoire du cinéma transalpin et des Oscars. En effet, son prix du meilleur acteur "est seulement le deuxième gagné par un acteur dans un film qu'il a réalisé lui-même. Le premier fut remporté par Laurence Olivier pour Hamlet, en 1948", soulignent nos confrères d'"AlloCiné". Roberto Benigni, adoubé par le pape en personne, devient également le premier comédien italien à décrocher la prestigieuse statuette américaine. Culte à tous les niveaux, donc.

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