Virage à 360 degrés sur Netflix. Ou plutôt à "180" du nom du nouveau film numéro un du classement de la plateforme. Jusqu'à ce vendredi 24 avril, "Nature prédatrice" n'avait fait qu'une bouchée de la concurrence avec son scénario de film catastrophe et cette nage sanglante avec les requins. Un challenger inattendu et venu d'Afrique du Sud s'accrochait à son aileron mais a fini par le dépasser. Le thriller réalisé par Alex Yazbek a en effet pris la tête du Top 10, s'imposant dans une cinquantaine de pays, dont la France, l'Allemagne et la quasi-totalité des nations sud-américaines, révèlent les chiffres de "Flixpatrol". Un succès qui révèle l'engouement des abonnés pour les films africains intenses et captivants. Car cette fiction revisite les codes du thriller avec une histoire de vengeance personnelle au coeur du récit.
L'intrigue suit les péripéties de Zak, un ex-gangster repenti qui voit sa vie complètement bouleversée à la suite d’une altercation avec un conducteur sur la route. Son fils est en effet entre la vie et la mort. S'ensuit une spirale destructrice, nourrie par le désespoir et les représailles, qui promet de tenir en haleine les spectateurs tout au long de cette 1h30 de chaos. Au cœur de cette volonté de se faire justice soi-même demeure une question qui fait écho à tous les parents et tord les tripes du spectateur : "Jusqu’où peut aller un parent pour protéger son enfant ?".
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Au-delà des excellents chiffres d'audience, les retours critiques des premiers cinéphiles sont très mitigés. Le long-métrage obtient une note décevante de 2,1/5 sur "Allociné" et de 4.6/10 sur IMDB avec des commentaires plutôt négatifs sur l'écriture d'un projet inspiré de la réalité de certaines villes sud-africaines. Un reproche sur la structure narrative également avancé par plusieurs spécialistes, dont celui de "Critique cinéma séries" : Le résultat est un film qui souffle le chaud et le froid, avec des moments vraiment prenants et d’autres qui nous laissent un peu sur notre faim". Malgré cette faiblesse, le casting porté par Prince Grootboom semble sauver la mise d'un long-métrage qui vaut également pour son atmosphère prenante.

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