Depuis l'automne, c'est sa voix que l'on entend, en binôme avec Benjamin Duhamel, dans "La Grande Matinale" de France Inter. La journaliste Florence Paracuellos, que les auditeurs de cette tranche horaire connaissent bien puisqu'elle y était encore titulaire, jusqu'en juin 2025, du journal de 8 heures, remplace depuis plusieurs semaines maintenant Nicolas Demorand. Le journaliste, qui avait révélé en 2025 souffrir de bipolarité et avait écrit à ce sujet le livre "Intérieur nuit", "va mieux mais il a encore besoin de repos", selon les propres termes de la journaliste dans les colonnes du "Parisien".
S'agit-il d'un "effet Paracuellos" ? Selon "Le Parisien", les audiences qui seront révélées par Médiamétrie mardi 13 janvier indiquent une bonne dynamique pour la matinale de la station publique en novembre et décembre, après une rentrée compliquée. Florence Paracuellos est à l'antenne de France Inter depuis les vacances de la Toussaint, et semble avoir pris son rythme de croisière, elle qui avait basculé à la rentrée aux manettes du journal de 19 heures. Une décision prise après sept ans au sein de l'émission du matin. "Au départ, je me couchais en même temps que mes enfants, à 21h30, mais ils ont grandi. Fin juin, j’étais trop crevée. J’avais récupéré les clés des voisins pour aller dormir chez eux. Un soir, je me suis dit : Qu’est-ce que je fous là ?", s'est-elle souvenue dans les colonnes du journal francilien. Si elle ne se voyait plus être dans la matinale à temps plein, elle n'a cependant pas hésité à assurer l'intérim durant l'absence de Nicolas Demorand, qui devrait courir jusqu'aux vacances de février. " L’ antenne a besoin de continuité. Ça me fait plaisir de soulager Nicolas. Il sait qu’il peut revenir quand il veut."
Un remplacement particulièrement réussi, à en croire les collègues de Florence Paracuellos, à commencer par Benjamin Duhamel. " Elle a réussi à s’emparer de la matinale avec une aisance qui m’a bluffé. Son ton plaît aux auditeurs. C’est très agréable de travailler ensemble, car elle sait penser contre elle-même ", a détaillé le co-animateur de "La Grande Matinale" dans les colonnes du "Parisien". Mais même si elle se sent toujours bien à France Inter après plus de 20 décennies au sein de la même maison, elle ne se voit pas repartir durablement dans la case du matin. "Je ne me sens pas prisonnière. Je suis très consentante. France Inter, c’est ma maison depuis 25 ans. Quand on a besoin de moi, je suis là. Je tiens énormément à cette radio, surtout en ces moments difficiles", a-t-elle ainsi lancé, avant de préciser, faisant référence au dur métier de matinalier : "Mais j’aspire toujours à retrouver une vie diurne."

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