Pierre Lescure était l'invité de Sud Radio ce mercredi matin. L'occasion pour lui d'expliquer les raisons du retour tardif de son émission sur le cinéma "Beau geste", qui reviendra le dimanche 2 novembre sur France 2 pour une quatrième saison inédite à 22h40.
"On recommence la nouvelle saison. On démarre un peu en décalé par rapport aux autres parce que comme vous le savez, les budgets de France Télévisions ont été réduits. Nous, on a fait le choix de faire un peu moins d'émissions mais de garder le même budget de production pour que la qualité qu'on essaye d'appliquer à tout ça demeure", a-t-il confié. Puremédias vous propose de découvrir l'extrait ci-dessus.
Dans son communiqué, France Télévisions se targue d'avoir "la seule émission de cinéma sur une grande chaîne" et pour cela aussi, Pierre Lescure a une explication : "C'est compliqué (les émissions de cinéma) parce que ça ne coûte pas bon marché. Si on parle de cinéma, ce n'est pas seulement des vedettes ou des auteurs qui viennent parler, il faut que l'image donne envie d'aller à l'écran. Par exemple, quand je tourne Isabelle Huppert ou Pierre Richard, on est sur une péniche, on a trois caméras, et on essaye que le montage soit un montage cinéma. Donc c'est vrai que les autres chaînes sont parfois réticentes en disant que ça va coûter un peu cher, mais je trouve que le jeu en vaut la chandelle".
Dans ce nouvel épisode de "Beau geste", Pierre Lescure embarque en effet sur la Seine – ou plutôt sur une péniche – aux côtés de Pierre Richard. L'acteur reviendra sur ses rôles marquants et sa vie singulière, lui qui a passé 15 ans à vivre sur un bateau. L'émission proposera également une rencontre avec Isabelle Huppert, à l'occasion de son retour dans le rôle-titre de "La femme la plus riche du monde". Enfin, "Beau geste" offrira une plongée dans les coulisses du cinéma, entre avant-premières, tournages et découverte des métiers qui le font vivre.
Pierre Lescure a également été interrogé sur quelques moments de sa vaste carrière dans les médias. "Ça me faisait plaisir de vous retrouver, d'être à la radio, puisque à la radio il y a quelque chose de physique. J'ai commencé comme ça et je dis toujours oui à une proposition de radio juste pour passer évoquer quelques sujets, parce qu'on en sort toujours tonique" a-t-il notamment confié.
Mais les présentateurs ont préféré ne pas évoquer le rétropédalage survenu début septembre. Invité à débattre dans une émission de Sud Radio avec Maud Koffler, jeune journaliste controversée passée par les médias réactionnaires "Frontières" et "Boulevard Voltaire" et qui a officié à la communication du parti d'Éric Zemmour, Reconquête, il y a finalement renoncé, devant les nombreuses réactions indignées.
"L'annonce de ma venue à Sud Radio, pour un dialogue hebdomadaire entre deux générations et deux points de vue a suscité des réactions, pour la plupart outrancières. Avant même de nous entendre Maud Koffler, Maxime Lledo et moi", avait-il déploré dans un communiqué de la radio. "Dans l'extrême division que nous vivons, les procès d'intention ne feront qu'aggraver les fractures. C'est dommage et surtout dangereux" avait-il ajouté.
Un positionnement qu'il a affiché ce mercredi : "Trop souvent maintenant on est offusqués. Les grands débats, que ce soit sur certaines chaînes ou sur les réseaux, tout le monde est offusqué", déplore-t-il. "Recule de deux pas, et vas-y dans l'ironie, ce sera aussi fort".

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